Coup de projecteur sur une curiosité musicale

Curiosity Music est un label techno/minimal français basé à Paris et fondé par le DJ et producteur Swann Decamme. L’objectif du collectif, éveiller la part de curiosité qui sommeille en chacun de nous à travers la promotion d’une musique de qualité et d’artistes qui la font vivre aux quatre coins de la planète. Connectant de jeunes talents et des producteurs confirmés à un même circuit imprimé, Curiosity Music met en valeur l’échange d’énergie avec le public.

Curiosity Music sort un EP tous les mois. Le label propose des sorties digitales, mais aussi au format vinyle, gage de crédibilité et de qualité jamais démenti ! Pour la distribution, il s’appuie sur l’expertise digitale de Label Worx ainsi que sur Syncrophone, spécialiste parisien du marché du vinyle.

Séduits par ce projet, de nombreux artistes ont déjà choisi de confier leurs dernières productions musicales à Curiosity Music. Ils devraient bientôt être rejoints  par d’autres jeunes talents et producteurs confirmés dans les mois à venir, au fil des prochaines sorties.

 

Après trois premiers rendez-vous parisiens au Nouveau Casino, une soirée organisée à Nantes et une dernière organisée à Lille, ils ont eu une envie de voir plus grand et de se lancer dans une « grosse soirée » dans la plus belle ville du monde, Paris ! Ils ont donc choisi le YoYo du Palais de Tokyo, un espace correspondant parfaitement à leur univers musical

Pour ce rendez-vous à ne pas louper, le label a fait appel à deux têtes d’affiches internationales, Nic Fanciulli et Matthias Tanzmann. Le premier est un Dj et producteur britannique qui a su transmettre, véhiculer et partager son amour pour la musique électronique de façon internationale avec le lancement de son propre label Saved Records. En tant que producteur, il a pu travailler avec de nombreuses personnalités, pas forcément issues des musiques électronique, dont Kylie Minogue et Underworld. Mais ce qu’on retient surtout de ses performances, ce sont ses B2B endiablés avec les plus grands comme Carl Cox ou Joris Voorn.

 

Le second est un Dj et producteur germanique. Depuis le milieu de années 90, il a su définir et redéfinir certains genres grâce à des sorties sur son label Moon Harbour. Résident du DC10 à Ibiza avec les soirées Circoloco, il est souvent associé à son ami Davide Squillace. Matthias possède une identité sonore qui lui est très spécifique. En effet, il est l’un des seuls dont on peut dire, dès la première écoute de ses morceaux, « ça, c’est du Tanzmann ! ».

 

C’est donc avec plaisir que je vous invite à participer à notre jeu concours pour gagner des places au YoYo afin de pouvoir vous trémousser sur une musique à la fois mélodieuse, brute et envoutante.

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Sonus Festival 2017

Cela fait maintenant 5 ans que le Sonus Festival a posé ses valises sur l’île de Pag en Croatie. Cette année, il se déroulera du 20 au 24 aout et les plus grands artistes internationaux du monde s’y produiront.

Ayant participé à l’édition 2014, je peux vous confirmer que les organisateurs de cette fête ont trouvé l’endroit idéal pour se déhancher. En effet, il y a un nombre de plages et de spots pour se baigner incomptable, le meilleur Sound System du monde est présent, un public éclectique et du soleil à foison.

Située en pleine mer adriatique, la petite île qui accueille ce festival est quasiment désertique, sauf lors des étés entre juin et septembre où elle se transforme en une Ibiza bis.

 

Bien entendu, il n’y a pas que vos yeux qui vont en prendre plein la vue ! Vos oreilles vont être mises à rude épreuve avec cette année un Line-up toujours aussi pointu et cohérent. En 2017, les légendaires Richie Hawtin, Ricardo Villalobos, ou Sven Väth seront présents. Mais il y a aussi des étoiles montantes ou des étoiles qui brillent déjà comme K.O.D (Cabanne & Lowris), Hito ou Jackmaster. Mais ce que l’on adore aussi c’est de pouvoir voir des artistes locaux très peu connus du grand public comme Andrologic, Felver, ou encore Marina Karamarko.

 

 

Il faut aussi savoir que le festival n’est pas vraiment un festival car pour danser, il va falloir naviguer entre plusieurs clubs qui se partagent la programmation. En plus des clubs, des bateaux partent en mer certaines journées et vous savez quoi, le public peut aussi s’y rendre pour faire la fête en pleine mer. Mais ce n’est pas tout, des afters sont aussi concoctés par l’agence Cosmopop, et les after sont juste incroyable !

 

 

Pour y aller et en profiter un maximum il faut une petite enveloppe de 179€ pour le festival, prenez ensuite des billets de transports en avance histoire de payer le moins chère possible. Sachez que la vie sur place est plutôt abordable, mais un touriste reste un touriste donc ayez l’œil vif et déliez-vous la langue.

On se retrouve sur place !

 

 

Un nouveau projet pour l’oncle Ben

Ben Klock le patron du label Klockworks et figure emblématique du Berghain, club berlinois va se lancer dans une idée assez folle mais que l’on a hâte de découvrir. Au printemps, il va inaugurer dans le nouveau club Londonien, Printworks son projet audiovisuel PHOTON !

Avec la création de son label, Ben a pu créer et peaufiner une Techno Industrielle feutrée et soutenue. Le titre « Subzero » en est la preuve ultime.

Préparez vous pour le 30 Avril prochain à une expérience multi-sensorielles en compagnie des ses copains, en commençant par son acolyte Marcel Dettmann, un live de Planetary Assault Systems, Ben Sims, Dax J et Etapp Kyle

On peut donc dire que ce sera un dimanche pour le moins en contradiction avec nos habitudes (#chillance du dimanche). Ouverture à midi et fermeture à minuit, 12h que vos yeux et vos oreilles ne vont pas regretter.

 

Rencontre avec Alex et Laetitia du label KATAPULT

Et voilà ça fait maintenant 20 ans que vous partagez votre passion pour la musique. Un petit retour vers le futur s’impose !

Comment est né KATAPULT et comment ont fonctionné vos 5 premières années (1997-2002) ?

Katapult est né un petit matin. Nous venions de rentrer de Montpellier où Alex faisait des études de socio. Nous étions sur la plage normande à nous demander ce que nous allions faire demain et comme par magie l’idée d’ouvrir une boutique de disques est née. Nous aimions aller en soirée, nous commencions à nous acheter des disques de techno chez Bpm entre autres. Nous étions passionnés. Nous voulions participer au développement de cette musique, mais aussi de son état d’esprit.

  • Shop de vinyle à Rouen

Le shop à Rouen a ouvert en 1996, et a fermé en 1999. Nous avions une soif de Paris. Une envie d’être là où les choses se passaient vraiment.

  • Quelles ont été vos rencontres importantes ?

A cette époque, je dirais Fabrice Després, boss de l’agence de promo spécialisée dans la musique électronique (Phunk Promotion). Grâce à lui entre autres, notre boutique a décollé très vite.

  • La plus belle anecdote de ces 5 ans

Les gens qui arrivaient dans notre boutique à Rouen, se mettaient à danser comme des dingues devant les enceintes, en pensant être encore dans la teuf de la veille. Honnêtement c’était drôle cinq minutes !

 

De 2002 à 2007, la machine est lancée ?

  • Quels ont été les rencontres importantes ?

En premier c’est bien entendu Ark. Le label Karat a d’ailleurs été créé pour produire sa musique. Il nous a introduit à Paris. Il connaissait beaucoup de monde, et nous a beaucoup apporté.
La deuxième personne je dirais Thierry Picouret. Il bossait à la distribution chez DISCOGRAPH. Il a défendu Karat lorsqu’il bossait chez eux, et il a fait un énorme travail pour développer le label aussi bien en France qu’à l’étranger.

  • Sortie d’EP et d’Album

Cette période est une période très riche pour Karat. Nous sortons le premier disque de Chloé mais, aussi des disques avec Krikor, Noze, Skat, Cabanne, Portable… bref toute la jeune génération que le monde entier regardait arriver. C’était vraiment des années de folies. Chaque artiste avait sa personnalité. On pouvait vendre des disques pour le club comme pour une écoute plus domestique. C’était intense à tous les niveaux. On se lâchait !

  • La plus belle anecdote de ces 5 ans

C’est dur de choisir une anecdote, je dirais Ark qui avait son studio dans la cave du magasin. Il montait pour tirer la chasse afin de sampler l’eau qui passait dans les tuyaux. C’était épique.

 

De 2007 à 2012, les années difficiles ?

Ce sont les années noires de Katapult. La boutique a fermé depuis deux ans déjà.

Alex bosse la moitié du temps en Normandie et nous essayons de monter des événements et de lancer les artistes. Nous n’étions pas très bien dans nos têtes. On n’avait pas la bonne énergie. On a fait pas mal d’erreurs sur les signatures, pas mal d’artistes nous ont lâchés. L’événement à la machine est un fiasco monumental que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui. On avait plus le vent en poupe. Mais, à l’époque, on ne connaissait pas encore la règle du jeu, alors on prend une tarte. Avec du recul c’est complètement logique d’avoir des moments de moins bien dans un parcours artistique comme le nôtre. C’est juste que la première fois c’est dur à encaisser c’est un peu comme ta première rupture amoureuse.

Fin 2000, les choses commencent sérieusement à aller mieux. On sort de très bons disques. On sort la tête de l’eau ! À Paris une nouvelle dynamique est en train de prendre place grâce à des soirées comme la Sundae qui voit naître une nouvelle génération de passionnés de musique. C’est frais, alors on fonce !

 

De 2012 à 2017, le djing prend une place prépondérante ?

2012 à 2016 on se consacre essentiellement à notre carrière de djs et d’orga. Notre rencontre avec Aurelien Delaeter a été très décisive. Il nous a proposé de faire une saison sur le River’s King. On a hésité, car nous n’étions pas sûrs d’arriver à fédérer du monde toutes les semaines, en fin de compte, ce sont devenues des fêtes super magiques. On avait tout le temps du monde, un public éclectique, une programmation irréprochable, une équipe très soudée. C’était la fête dans toute son apogée.

Pour l’année 2017, nous pensons nous consacrer essentiellement au label, à nos bookings et dans l’organisation de deux belles fêtes par an. L’événementiel, c’est très dure ! On puise dans nos réserves et on s’arrache les cheveux parfois. C’est un métier dans lequel tu es tributaire de trop de paramètres non-maîtrisables, comme le temps par exemple. Je ne me sens plus assez légère pour prendre autant de risques.

  • Comment expliquez-vous la venue d’artistes souvent compliqués à booker sur Paris (Ricardo Villalobos, les « roumains », Baby Ford…) ?

Nous arrivons à faire venir régulièrement des artistes pas facile à avoir parce que nous sommes là depuis longtemps et puis souvent, ce sont devenus des amis. Cependant, face à des machines imposantes et leur politique d’exclusivité (ce qui pour moi est contre-productif et surtout un non-sens par rapport à l’esprit de cette musique) nous ne faisons pas le poids et beaucoup d’artistes que nous aimerions booker sont aujourd’hui inaccessibles.

 

     1.  Pour le plaisir de se retrouver, pouvez-vous nous dire quels sont vos clubs préférés à Paris ?

LE REX CLUB

     2.  La meilleure soirée que vous ayez organisée ?

Electric avec Ricardo Villalobos, baby ford et thomas Melchior

     3.  La meilleure soirée à laquelle vous avez participé ?

Mozinor 1993

     4.  Vos artistes préférés hors musique électronique ?

Vinícius de Moraes / Prince / Et des milliers d’autres

     5.  Comment vous voyez les 5 prochaines années ? Une légion d’honneur ?

Je vois une légion de disque. Et pour le reste advienne que pourra. Un peu de paix serait le bienvenu

Vous pouvez gagner des places pour la prochaine soirée KATAPULT dans la partie concours !

 

La Bringue en appelle aux teufeurs

On connaît tous La Bringue, nos supers copains qui boostent nos soirées en semaine comme le week-end !

Rassemblant une communauté de plus de quatorze mille personnes entre Paris et Lyon, avec un site internet autour de la scène électronique, La Bringue a su sélectionné pour tout fêtard les meilleures soirées depuis un an !

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Cette fois, c’est eux qui ont besoin de nous. La Bringue lance une campagne de Crowdfunding afin de passer l’étape supérieure et nous proposer des produits encore plus incroyables : une application et un chatbot messenger.

Durant leur campagne, l’équipe sort une série d’articles et le premier retrace leur histoire… A découvrir très vite sur leur site ! Vous y trouverez pleins d’infos supplémentaires !

Et surtout, si l’on souhaite continuer à être guidé dans nos teufs par des gens de confiance, investissez-vous aussi quelques pièces !

On écoute un premier extrait de LP de Seuil à venir chez Eklo

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Le producteur parisien Seuil continue à mélanger house, techno et breaks electros sur son LP à venir sur le label français Eklo, qu’on connaît bien pour avoir sorti des disques de Le Loup, Fred P, dOP ou Robin Ordell. Seuil chope pour l’occasion un nouvel alias, 97.4 et son LP Roots 82 sortira courant décembre. Le premier extrait Planet Samoussa, s’écoute déjà ci-dessous.

Warehouse Alternative – Band of Brothers

Ils sont le nouveau concept de soirée de Paris que l’on attendait tous : Warehouse Alternative revient en janvier pour une seconde soirée qui promet d’être explosive.

Comment est venue cette idée possible d’une soirée qui ferait la différence ? L’idée est partie de deux membres de l’association Newtrack que vous connaissez sûrement déjà beaucoup pour leurs apéro BPM au Point Ephémère ; Antoine Flot et Alice Paulet. Ainsi est née Alternative Projects, structure de production d’événements complets.

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Avec Newtrack, difficile d’organier de telles soirées suite aux contraintes qu’entrainent le statut d’association, et tous les membres ne pouvaient pas se lancer dans cette nouvelle aventure. Alors ils ont entrepris à deux ce superbe projet, tout en continuant à travailler avec la famille Newtrack.

Alternative Projects crée alors son premier événement qui fut un véritable succès. Bonne humeur entre spectateurs et DJs fut le mot d’ordre. Si vous y étiez, souvenez-vous de l’incroyable set de Laurent Garnier qui a exalté tous nos corps. Aucune mauvaise critique, que de retours positifs de toutes parts, voilà qui met la pression à ces nouveaux génies de l’organisation pour la seconde soirée qui aura lieu le 13 janvier… L’attente pour ce prochain événement est palpable et c’est ce qui constitue le moteur de l’équipe pour nous concocter une soirée encore plus impressionnante.

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Pour cette seconde édition, l’exposition sera orchestrée par la patronne de la galerie d’art Jed Voras qui collabore avec eux depuis plusieurs années, un résultat qui s’annonce « sexy » d’après l’équipe. Au programme, une scénographie inédite, de nouvelles animations et installations, de quoi en prendre plein les yeux et plein les oreilles !

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En effet, en plus d’amener de nouvelles perspectives culturelles, Alternative Projects promet une programmation musicale à la pointe. Pour un soundsystem démesuré, vous aurez la chance d’écouter CASSEGRAIN,  connu grâce à l’expérience Redbull Music Academy de Barcelone mais aussi Trunkline ou THE WELDERZ AKA WLDERZ  qu’on ne présente plus, ou encore Boston 168… Une prog qui vous fera vibrer de 21h à 5h du matin.

En somme, Warehouse Alternative est LA soirée de ce début 2017, une expérience qui s’annonce unique, à ne louper sous aucun prétexte !

Un Jour te fait gagner 2 places !

Relocalisation pour L’édition 2017 des Nuits Sonores

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La 15ème édition du festival des Nuits Sonores se déroulera dans un nouveau cadre situé dans le 7ème arrondissement de Lyon, pas loin du Stade Gerland.

Suite à la destruction du marché de gros que l’équipe avait investi depuis 3 ans, le festival devait trouver un nouveau lieu où accueillir les milliers d’amateurs d’electro qu’il attire chaque année.

C’est chose faite avec cette friche de 4,5 hectares inoccupée depuis 2015, dont les travaux de rénovation et de mises aux normes sont estimés à 100 000 euros, payés de la poche de l’association qui gère le festival.

On suit l’affaire, et on se repasse le passage de Bambounou à l’édition 2016 du festival.

 

Crucial – Concours / Focus

Crucial est une marque du groupe Micron

Groupe pionnier dans la mémoire et le stockage de données depuis plus de 35 ans. Avant tout, Crucial est le créateur du premier SSD SATA Go/s au monde. Crucial possède également une gamme de barrettes de RAM appellée Ballistix, dédiée spécifiquement aux Gamers.  Actuellement, c’est l’un des principaux fournisseurs mondiaux pour les consommateurs particuliers en disque dur SSD et barrettes de RAM.

 

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L’optimisation de votre système avant tout

En optant pour l’achat de SSD et DRAM Crucial, le consommateur peut rapidement et à moindre coût mettre à jour son système plutôt que de le remplacer par un autre ordinateur. Sur le site Crucial.fr, il suffit simplement de rentrer sa configuration pc/mac manuellement ou pour les néophytes de lancer le scan créer par Crucial qui va déterminer votre configuration interne. Et par la suite, il vous sera proposé tous les SSD et RAM compatibles avec votre ordinateur afin de le mettre à niveau.

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D’autres parts, c’est également une marque façonnée et dirigée par des passionnées de leurs métiers ainsi que des jeux vidéo. Entre autres, c’est une qualité assurée à un prix relativement bas. Et rien que pour ça, vu qu’on ne cherche que le meilleur pour vous lecteurs, du 21 au 25 novembre, nous organisons un concours pour vous donner la chance de gagner du matériel Crucial et Ballistix de qualité !

Concours

Pour participer vous avez du 21 novembre au 25 novembre pour tenter de gagner 1x SSD MX300 750 Gb (d’une valeur de 185,99 € l’unité) ainsi 1x Ballistix Elite 4x8Gb (d’une valeur de 287,99 € l’unité) rien de plus simple, il vous suffit de suivre 3 étapes:

  1. Suivre le compte twitter de Crucial via le bouton si dessous.
  2. Partager le concours via nos boutons de partages. De préférence sur Facebook, c’est plus facile pour vous recontacter si vous nous suivez également.
  3. Nous dire dans les commentaires sous l’article, l’année de création de Crucial, pour vous aider vous pouvez vous rendre sur leur site.

 

Dans les coulisses de l’Underclub

Nous avons rencontré Jonathan Chane-Kane et Laura Perez, directeur artistique et chargée de production de l’Underclub, un nouveau club qui ouvrira début septembre à quelques pas du centre Pompidou. Pour le moment ce nom ne vous dit peut-être encore rien, mais dans quelques semaines ce nouveau lieu ayant pour vocation de promulguer de la musique de qualité aura, avec certitude, réuni un public soudé autour des valeurs de la House Nation.

Hello Laura et Jonathan, vous pouvez vous présenter brièvement ?

J : Laura c’est ma partenaire dans la vie et dans le travail depuis trois ans et demi. On a d’abord monté Snacksounds Agency il y a trois ans, en commençant par la dubstep, puis on s’est ouvert petit à petit. On est passé un peu partout à Paris d’abord en tant que photographe puis après en tant qu’organisateur en débutant par le Petit Bain puis au Back Up.

L : En fait à chaque fois on grandissait dans des lieux, que ce soit en terme de popularité ou de taille.

J : A partir de janvier 2014 on a commencé à développer des événements au Social Club, et mi-2014 on a eu l’opportunité de prendre la direction artistique du mercredi et on a lancé les soirées Wagner à ce moment là.

L : C’était intéressant puisqu’au départ on était focalisé dubstep et du coup avec ces événements on a commencé à faire de la techno, de la house, et on s’est pris d’amour pour ça. La techno et la house sont les deux genres les plus fournis dans la musique électronique et il y a une véritable histoire derrière ça, ce sont les premiers mouvements de la musique électronique.

Vous vous occupez de quoi exactement ici ?

L : Jonathan est directeur artistique et je suis chargée de production. Jonathan va être plus en contact avec les artistes, les organisateurs, les bookeurs, il fait vraiment le lien avec la partie artistique. Et moi je m’occupe de tout ce qui est administration des soirées, signature des contrats, sortir l’événement facebook, et du coup je fais aussi le lien avec les graphistes.

Ça fait longtemps que vous songez à ce projet ?

J : Pour te dire toute la vérité, ça fait un mois et demi (rire). Au mois d’avril j’organisais un event avec le Sziget festival et je cherchais un endroit pour organiser ma before, et les gars m’ont dit qu’ils cherchaient un DA. Ça tombait bien car je venais d’arrêter le Social, du coup je me suis dit pourquoi pas monter un projet ici. Ils m’ont rappelé début juillet en me disant « bon alors on y va ? » et en l’espace d’un mois et demi on a rempli notre programmation jusqu’au mois de décembre, on a ramené 80 organisateurs sur le club.

On voit au fur et à mesure que la programmation se dévoile sur les RS que des « gros » labels côtoient des collectifs locaux en plein essor. Comment vous choisissez les collectifs avec qui vous bossez ?

L : En fait on veut que le club, même s’il reste à taille humaine, puisse s’adapter à des petites ou grandes structures. Les « grands » ça peut les intéresser pour des showcases ou des releases. Pour les plus petits collectifs c’est bien pour débuter.

J : C’est ça, on a beaucoup de formats pour que tout le monde y trouve son bonheur. En un mois et demi on a écouté tout ce qui avait été programmé dans 30 ou 40 salles de 2012 à 2015, et on a fait le tri. Il y a des collectifs avec qui on voulait vraiment travailler comme Enlace avec qui on a déjà bossé au Social. C’est tout simple en fait, on a envie de bosser avec des collectifs qui ont de la volonté et qui sont cools, comme nous ! (rire). Après il faut canaliser toute cette énergie, c’est pas toujours facile, mais c’est aussi ça le défi, sinon ça serait ennuyeux.

Opening Underclub

On peut lire sur votre communiqué de presse « inspiré de l’esthétique minimaliste américaine des années 60 » c’est à dire ? Ça représente quoi cet esprit là pour vous ?

J : On voudrait changer la donne, faire un pied de nez aux tendances actuelles, aborder la musique autrement. Less is more. Ici ça ne sera pas forcément des gros line-up, même si on a pas mal de trucs sympathiques de prévus, mais c’est surtout l’envie de faire passer un bon moment dans un bel endroit en écoutant de la bonne musique.

L : C’est un lieu de création musicale, une discothèque comme on appelait ça avant. On veut que le lieu serve de cadre d’expression, et que tout le reste soit un tableau vierge dont les collectifs puissent disposer.

En quoi allez-vous vous démarquer des autres clubs ?

J : On veut revenir aux bases de la house et de la techno, être inclusif au maximum. A la base, la techno et la house défendaient deux mouvements : les gays et les blacks. Tout le monde pouvait rejoindre la House Nation tant que t’étais dans des bonnes vibes, dans l’esprit de donner/recevoir. Aujourd’hui à Paris on note le retour de barrières sociales qu’on a voulu faire sauter dans les années 80/90. Quand tu vas dans des events, les gens se toisent, se regardent, et de nouvelles barrières sociales se dressent.

L : Tu te fais bousculer car il y a une osmose collective, c’est ça la transmission, danser ensemble. C’est emblématique de la House Nation, et on s’est permis de se réapproprier le mythique « In the beginning there was Jack and Jack had a groove ». Ça sera d’ailleurs en néon sur la devanture du club à la place du nom. Merci Larry Heard d’avoir popularisé ce texte.

J : On se retrouve vraiment dans cette phrase. Ici ce n’est ni trop petit ni trop grand, c’est intime, en sous-sol, coupé de tout. On va en boîte, on y est, et on se connecte tous. C’est vraiment ça que l’on veut remettre au goût du jour. Toute personne qui viendra ici sera là pour partager, trouver la paix par la musique. Tu viens te défouler ici, mais dans l’optique de te sublimer toi-même.

 

Un bel état d’esprit. Dans l’agencement du club ça se traduira de quelle façon ?

J : On ne peut pas trop en dire. Le club est dans une cave traditionnelle parisienne. On a épuré au maximum et on a un light system particulier, complétement inédit à Paris. On a voulu retravailler l’ambiance du club. Le dj est sur une petite estrade, pas sur une grosse scène, et le led system va le souligner seulement, il ne sera pas au centre de tout. La pénombre a une place importante pour nous, il fera tellement sombre que le public ne pourra pas prendre de photos ou de vidéos, de façon à balayer le rapport frontal avec le dj.

L : Disons qu’on a mis notre touche partout, des moquettes aux ampoules. Tout est dans l’optique de revenir aux basiques. Il n’y a pas de réseau non plus en bas, et c’est une bonne chose car on a mis en place une salle d’appoint, une sorte de chill room avec des trucs pour s’amuser gratuitement, et comme ça les gens se retrouvent pour partager un moment même s’ils ne se connaissent pas.

Et ça se trouve facilement un nom pour un lieu comme celui-ci ?

J : On a bataillé pour avoir ce nom. Dans la rue tu as le Club 11, le Club 43 et ici c’était le Club 57 donc ça n’était pas possible de garder ce nom. On ne pouvait pas faire plus simple et plus direct que Underclub, retour dans le club et under parce que c’est en sous-sol. Les gens s’en souviennent facilement. Il y en beaucoup pourtant des Underclub, mais on ne voulait pas lâcher ce nom.

L : J’avais aussi pensé à Studio 57 pour faire écho au Studio 54 à New York… mais Underclub a fait l’unanimité!

Vous avez collaboré avec le Studio Gris pour l’identité . Pourquoi eux ?

L : C’est mon cousin. On essaye toujours de travailler avec des gens que l’on connaît, avec qui l’on s’entend bien. C’est quelqu’un avec qui je suis proche depuis longtemps, et on est en accord sur la ligne artistique, on est sur la même longueur d’onde donc il comprend le projet. On peut dire que l’on est en osmose graphique. En fait ils sont trois au Studio Gris, et les trois sont sur la même veine techno, et ce qui est formidable c’est qu’ils s’imprègnent totalement de l’univers que nous recherchions.

Donc totalement satisfaits de l’identité artistique du club ?

J : Absolument. Ils ont fait un travail remarquable de recherche en étudiant toute l’histoire de la musique. Le logo par exemple s’inspire de l’architecture et de l’art et représente en même temps les escaliers qui mènent au club.

L : C’est très agréable de travailler avec des gens motivés qui s’impliquent dans le projet corps et âme.

Niveau prix, ça donnera quoi ?

J : Pour les prix on est classique. Le mercredi et le jeudi entre 5 et 10 euros, et le vendredi et le samedi ça oscillera entre 10 et 20 euros sachant que 20 e c’est si on se retrouve avec Ben UFO ou Marcel Dettmann. Côté bar c’est la même chose, entre 5 et 12 euros pour les softs et les hards, et 8 à 12 euros pour les cocktails. Mais on proposera un happy hour de 00h à 01h du matin qui sera un peu particulier. Tu pourras profiter de ton happy hour une boisson achetée/une boisson offerte ou bien tu pourras le jouer aux dès et avoir ton cocktail à 2e… ou à 12 euros!

L : En plus de ça chaque organisateur pourra choisir un cocktail à -50% toute la nuit.

C’est prometteur. Le club va ouvrir de temps en temps assez tôt (19H), il y a une volonté de ne pas faire que club ? De s’ouvrir à un public plus large ?

J : Alors le club ouvrira toujours vers 23h/00h mais on est en train de mettre en place effectivement une partie concert beaucoup plus large. On ne veut exclure personne, ne pas être hermétique et paradoxal. Donc de temps à autres on ouvrira à 19h pour mettre en avant d’autres styles comme le hip-hop, l’indie pop, l’expérimental car on a aussi envie de partager d’autres choses, d’autres sentiments.

C’est plutôt original d’avoir une véritable carte de cocktail dans un club (ça nous rappelle l’Eko Club tiens). Vous pouvez nous en dévoiler un peu plus sur les cocktails qui seront proposés ?

L : La carte des cocktails dédiée au club sera disponible à partir de janvier. On a fait appel à un créateur de cocktail reconnu, que l’on ne cite pas pour le moment. L’idée c’est de mélanger des saveurs, de mélanger des sens pour amener à la découverte.

J : Même si les gens trouvent ça dégoutant ahah!

D’autres projets à venir ?

J : Ah, ça c’est secret, mais on peut juste te dire que ça sera « autant dehors que dedans », une oasis au milieu de châtelet… à partir du mois de juin!

C’est noté. Une anecdote amusante pour terminer ?

J : On a eu un artiste lors d’une soirée dubstep qui avait un rider assez particulier… Il nous a demandé un plateau de charcuterie et un plateau de fruits exotiques, et on n’a pas réussi à trouver une pastèque en hiver. A 3H30 le mec nous dit qu’il ne jouera pas s’il n’a pas sa pastèque alors qu’on lui avait dégoté de la mangue, de la papaye,etc. Tous nos RP sont partis à 3H30 dans le XV pour essayer de lui trouver un bout de pastèque. Et ils ont réussi.

Tout est bien qui finit bien donc. C’était vraiment agréable de vous écouter parler avec passion de votre projet. On se retrouve l’année prochaine pour faire un bilan de la première année!

L’ouverture du club est prévu le vendredi 4 septembre en compagnie de Digger’s Delight qui invite pour l’occasion Finn Johannsen, Kondo Mane et Another Pixel. Un opening qui s’annonce très intense. L’événement par ici.

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