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Howling – Le nouveau prodige d’Innervisions

Howling, c’est un mélange remarquable et improbable de sons, deux gars venus d’univers bien différents, qui vous envouteront dès la première note, et que vous adorerez un peu plus à chaque nouvelle écoute. Un Jour vous présente ce duo fascinant qui jouera au Badaboum ce dimanche 30 aout.

Le 25 janvier 2012, Dixon est à Berlin pour ouvrir la Boiler Room 006. En une heure de set, il se met le public du Stattbad Wedding dans la poche mais avant de partir, le cofondateur du label Innervisions a prévu une petite surprise. Avant de passer le relais de cette boiler à Move D, Dixon clôture son set avec un titre aussi étonnant qu’inconnu. Une deep-house evoutante, un doux riff de guitare et une voix de cristal qui nous donne l’impression de nous envoler vers un monde meilleur. Personne ne résiste au charme de ce track fabuleux que personne ne connaît, mais que tout le monde veut trouver. Un coup de pub génial pour Innervisions puisque Dixon venait de présenter, six mois avant sa sortie sur le label, un titre qui allait faire le tour du monde.

Ce titre, c’est «Howling», de l’improbable duo formé par RY X et Frank Wiedemann. Ca ne vous dit rien ? RY X est un chanteur australien de indie pop/folk connu pour quelques chansons d’amour mélancoliques à base de guitare larmoyante et de voix angélique. Frank Wiedemann, c’est celui qui forme avec Kristian Beyer l’un des duos de DJs les plus connus et les plus reconnus de la scène électro, des natifs de Karlshrue qui trainent leurs vinyles dans tout les plus grands festivals du monde, 3ème au classement de Resident Advisor, célèbre pour des tracks comme Rej, pour ses remixs de Onusalde ou pour ses collaborations avec Dixon, et l’autre fondateur du label Innervisions : C’est bien entendu «Âme». Ah, maintenant ça vous revient ?

Un DJ de Âme, ce monument de la musique électronique, en duo avec un chanteur de pop-folk signé sur le même label que Britney Spears (Jive Records) ? Voilà une association bien inattendue et qui aura le mérite d’être originale. En attendant, le duo ne cesse de voir sa notoriété grandir depuis le succès de «Howling». C’est d’ailleurs sous le nom de leur titre fétiche que Frank Wiedemann et RY X se présentent sur scène et le duo a entamé cette année une tournée mondiale pour la promo de leur dernière album, Howling Sacred, avec pas moins de 30 dates entre mai et aout 2015.

Sur ce dernier album, le mélange entre la deep house planante de l’un et la voix fragile et mélodieuse de l’autre n’est pas sans nous rappeler l’album de Darkside qui avait déjà utiliser cette fusion des genres avec succès. La profondeur du son, la subtilité des arrangements et la justesse des mélodies font de Howling Sacred un album superbe qui saura vous transporter, vous faire danser, pleurer, penser et voyager un peu plus à chaque track.

Si vous n’avez pas encore acheter l’album, rendez-vous ce dimanche 30 aout au Badaboum pour l’une des dernières dates de Howling et un Live qui s’annonce épique.

Eurockéennes : clap de fin !

C’est avec un petit pincement au cœur que notre équipe à accédé au site des Eurockéennes pour la dernière fois, mais bien décidés à profiter au maximum de cette journée.

Pour commencer, c’est sur la scène de La plage que nous avons pris nos quartiers pour un moment de rap intense.

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Kevin Gates a débuter les hostilités, mais avec beaucoup de peine. Indéniablement trop « high » pour assurer le show… dommage.

Heureusement le groupe Run the Jewels a rattrapé toute notre déception en nous offrant une prestation explosive. Les deux rappeurs très proches du public ont réussi à mettre une très bonne ambiance, ce qui n’était pas évident. Leurs flow, basses, beats… un vrai concert de rap comme on les aime.

Et comme des images valent mieux que des mots, leur passage est à retrouver ici : http://concert.arte.tv/fr/run-jewels-aux-eurockeennes

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C’est vers la Secret Place que nous nous sommes dirigés par la suite. Comme on vous en avait parlé, il s’agissait d’une scène cachée, accessible seulement grâce à mot de passe. On ne va pas se mentir, il était très facile d’y avoir accès, le lieu et le mot de passe ayant fuités sur internet. On ressent clairement la volonté de « buzz » là-dessous mais on apprécie vraiment l’idée.

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La Secret Place c’était donc une petite salle à ciel ouvert, remplie de sable, avec une table de mixage sous forme de paillote. A l’entrée, des casques sont remis aux spectateurs pour écouter les mix.
Nous avons pu assister au set de Mo, Dj entre autre d’Amadou et Mariam. C’est donc dans une ambiance africanisée que nous avons foulé pour la première fois le sable de la Secret Place.

L’ambiance était au rendez-vous, malgré le peu de monde présent. Le son est bien évidemment de très bonne qualité, on peut se mettre dans sa bulle et profiter d’un instant hors du temps.

Nos Eurockéennes, se sont terminées avec le set sans faute de Flume. Pas de grande surprise, mais une ambiance parfaite et des mix de qualité. Que ce soit au niveau du line up ou de la scénographie rien à dire : parfait pour clôturer le festival.

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Le festival s’est fini sur un bilan très positif pour nous, ainsi que pour les organisateurs. Affichant complet déjà quelques jours avant le début des festivités, le sol de Belfort a accueilli 102 000 personnes cette année : un record !

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On ajoute sans hésitation les Eurockéennes à notre liste des festivals préférés. Que ce soit au niveau de la taille du site ou l’organisation en elle-même : tout était parfait.
Félicitation à toute l’équipe du festival pour leur travail ainsi qu’aux bénévoles. On remercie aussi chaleureusement Marion pour sa disponibilité et sa gentillesse.

A l’année prochaine les Eurockéennes !

 

Crédit photo : Tilt, EyeLive Photography C Ballard, Enrique Anguenot,

2ème jour et 3 têtes d’affiches pour les Eurockéennes

Le 2ème jour des Eurockéennes a été marqué par plusieurs grandes têtes d’affiches : Christine & the queens, Major Lazer et Chemical Brothers. Tous ont réussi à conquérir le cœur du public, chacun à leur manière.

10392440_1195781603781090_4787297112997047544_n Christine & The Queens a lancé la soirée. Avec elle pas de demi-mesure soit on aime, soit on déteste. Nous : on a adoré ! Un show, un personnage comme jamais vu auparavant. Elle nous transporte avec des chorégraphies endiablées et réussi à libérer notre vraie nature. La nouvelle show-woman française c’est ELLE et nous ne l’oublierons pas de sitôt.

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L’ambiance était au rendez-vous pour le passage de Major Lazer : on n’en attendait pas moins de Diplo et de son équipe. Danseuses, show lumière, écrans, canons de fumées, confettis… un vrai show à l’américaine. Dès les premières notes et jusqu’à la fin : aucun répit, l’ambiance est lancée et ne redescendra pas. Difficile de rester de marbre devant la quantité de tubes enchainés.

maxresdefaultPour finir la grosse claque visuelle du festival (et de notre vie) : les Chemical Brothers. Les deux acolytes nous on offert une qualité de production au-dessus de tout. Encerclés de lumière, derrière eux un écran géant de led et d’hologrammes, ils nous plongent dans un univers morbide collant parfaitement avec leur musique. Un line up propre, sans grande surprise mais qui, allié à la scénographie, donne quelque chose d’hypnotique. Difficile de décoller les yeux devant un spectacle aussi grandiose.

Ce deuxième jour a tenu toutes ces promesses et ne manque pas de nous faire aimer ce festival un peu plus encore.

Rendez-vous dans quelques jours pour la suite de notre périple à Belfort.

Crédit photo :EyeLive Photography, Jérémy Cardot Pic Ink.

Solidays – Les meilleurs moments de la 1ère journée

Le festival Solidays a ouvert ses portes vendredi avec un line up et des têtes d’affiches qui promettaient de passer de très bons moments. Retour sur nos coups de cœur de cette première journée.

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Paul Kalkbrenner
Un set parfait de A à Z, Paul Kalkbrenner a su faire monter la pression petit à petit et nous a livré une performance nette, impeccable et puissante. On a eu du mal à tenir debout pendant le final : grandiose.

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Izia est la parfaite définition d’une bête de scène. Elle qui a avouée adorer le festival et se souvenir de chacun de ses passages, elle nous a réservé un show mémorable pour nous aussi. Une artiste à voir sur scène, que vous connaissiez son registre ou non.

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The Do
Ils ont commencé fort en nous livrant trois de leurs plus grands tubes (On My Shoulders, Keep Your Lips Sealed, Sparks) nous embarquant donc immédiatement dans leur univers. Par la suite leurs titres s’enchaînent et le public ne s’essouffle pas. Des chansons rythmées et une chanteuse charismatique : par-fait !

 

BONUS : On notera aussi le concert d’Hanni El Khatib, du bon rock comme on l’aime ! Un show des plus simplistes, mais une musique au top (c’est bien l’essentiel). Lui qui nous a avoué adorer la France et les Solidays, a pu voir que les français le lui rendait bien.

 

Une première journée bien remplie donc, qui donne le coup d’envoi d’un festival qui battra certainement encore une fois des records.
On vous embarque toujours avec nous lors des deux prochains jours et pour cela un seul rendez-vous : notre instagram @unjourwebsite.

 

Crédit photo : © Solidays © Nathadread Pictures ©Margaux Martin’s

Les britaniques de Crazy P en escale à Paris pour un live disco/house

C’est la chouette nouvelle du mois de mai : les britaniques de Crazy P s’arrête à Paris pour la sortie de leur dernier album “Walk Dance Talk Sing». Et c’est au Badaboum, lieu polymorphe que l’on ne présente plus, que la bande de copains a décidé de se produire aux côtés de Dj Steef affilié au roster du label marseillais pointu la Dame Noir.

Crazy P est l’une des références “made in UK” dans la musique électronique. Né d’une rencontre universitaire entre Chris Todd et Jim Baron en 1995, les deux copains sont remarqués par le label deep house Paper Recordings basé à Manchester. C’est le point de départ de Crazy Penis (Crazy P pour ne pas offusquer les radios conservatrices britanniques). Rapidement le groupe s’élargit avec l’arrivée du bassiste Tim Davies, du percussionniste Mav et de la chanteuse Dannielle Moore.

Crazy P

Leurs quatre premiers albums ( “A Nice Hot Bath With” 1999, “The Wicked Is Music” 2002, “24 Hour Psychedelic Freakout” 2003 et “A Night On Earth” 2004) sont des succès. En 2008 le groupe signe sur le label britannique 2020 Vision (label sur lequel a signé Danillo Plessow aka Motor City Drum Ensemble) et l’album “Stop Space Return” marque le retour au Disco Funk.

Pour sa première en France, Crazy P sera au complet et nous livrera un live oscillant entre disco et house avant d’enchaîner sur un Dj set en B2B2B par les trois membres principaux du groupe Hot Toddy, Ron Basejam et Danielle Moore. Une soirée mémorable en perspective où les corps risquent de se trémousser sans trêve de 23h30 à 6H.

Timetable
23:30 à 01:00 : Dj Steef
01:00 à 02:30 : CRAZY P LIVE BAND
02:30 à 03:00 : Dj Steef
03:00 à 04:30 : Hot Toddy b2b Ron Basejam b2b Danielle Moore
04:30 à 06:00 : Dj Steef

L’événement facebook par ici.

Pour patienter et vous mettre en jambe, vous pouvez (re)voir/écouter la Boiler Room de Crazy P :

Girls, la playlist ultime (ou presque)

S’il y a une chose qui mettra tout le monde d’accord au sujet de Girls, c’est bien sa bande-son folk/indie/electro-pop qui n’a rien à envier aux fins d’épisodes de certaines séries à grands renforts de Coldplay ou Snow Patrol (même si on n’arrive toujours pas à détester Ghost Stories). Après le dernier épisode “Sit-In”, qui ne déroge pas à la règle, petite sélection musicale des quelques (re)découvertes qui nous ont fait frissonner.

Blair – Wake Up Shake Up

Fleet Foxes – Montezuma

Lia Ices – Love Is Won

Mayer Hawthorne – Just Ain’t Gonna Work Out

Lucy Rose – Shiver

 

Et j’en profite pour faire un peu de pub pour The Crypt Sessions, soit un des meilleurs channels Youtube de sessions live, presque exclusivement dédiés à des artistes et arrangements acoustiques. Ceci dit, à vos risques périls :  on clique sans savoir à quoi s’attendre et 4h plus tard, on n’a toujours pas décroché. Vous êtes prévenus.

OpeningStage, une nouvelle conception du live.

OpeningStage est né de l’imagination d’un jeune passionné du monde du spectacle qui a vu un créneau à saisir : appliquer le web social et participatif à l’univers du live. En attendant le lancement de la plateforme prévu pour février, on a été rencontrer Sacha Khayat, l’homme derrière le projet (et bientôt sur le devant de la scène).

Bonjour Sacha. Peux-tu nous présenter l’équipe derrière Openingstage ?

J’ai 25 ans et je suis le fondateur d’OpeningStage. J’ai fait des études d’entrepreneuriat, mais je suis avant tout un passionné du monde du spectacle. Depuis peu, un autre passionné a intégré le projet, Mickaël, 29 ans, avec qui nous partageons le même cursus et la même envie.

Quelle a été la genèse du projet ?

Depuis mon plus jeune âge, j’ai été initié au théâtre, aux concerts, one man shows… j’ai toujours aimé découvrir des artistes sur scène dans des endroits originaux. J’ai pas mal réfléchi depuis et j’ai fait un constat : La scène n’a pas – ou peu – évolué ces dernières années, alors dans le même temps tellement de choses progressent en se modernisant. Je fais donc un pari :  changer la manière de penser la scène !

De plus, malgré les événements tremplins mis en place, il est vraiment difficile pour un artiste de monter sur de “vraies” scènes. Nous devons donc aider les talents.

Enfin, l’apparition encore sous-exploitée du financement participatif… Une nouvelle manière de s’entraider et de laisser la parole à chacun.  Nous devons en profiter.

On sent une grosse ambition pour le projet – couverture nationale, ouverture à toutes sortes de talents – quels sont tes objectifs à long terme ?

Nous avons en effet l’ambition de dynamiser la culture dans chaque région française. OpeningStage dispose d’un système de géolocalisation qui permet aux internautes de connaître tous les artistes qui se produisent près de chez eux. Nous voulons permettre à un artiste de faire son spectacle, d’où qu’il vienne. Casser la barrière qui suppose qu’il faut monter à Paris pour monter sur scène est un de nos objectifs.

Vous avez déjà pu approcher des artistes ? 

Il faut savoir que pour le moment le site n’est pas encore en ligne et le sera courant février.

Cependant, la Launching Page ainsi que le Facebook ont été créés et on peut déjà constater un réel engouement de la part des internautes et des artistes. Nous avons déjà reçu énormément de profils (musiciens, humoristes, danseurs, magicien) de tout âge et de toute la France.

Dès la mise en ligne du site il y aura un large panel d’artistes proposés.

Tu me disais que la plateforme sera lancée courant février. Est-ce que tu peux me détailler son fonctionnement ? Si je répète mon one man show devant mon chat depuis des mois et que je me sens prêt à affronter la scène quelle est la marche à suivre ?

Comme tu le disais, on lance la plateforme courant février, on a ensuite prévu de monter un premier événement pour le lancement début mars et de monter ensuite très rapidement des projets scéniques partout en France.

Sur la plateforme cela se passera de la manière suivante :

– Un artiste s’enregistre en tant que tel sur la plateforme. Il remplit donc son profil sur lequel il va pouvoir se présenter aux yeux du grand public à l’aide d’un texte, de photos et de vidéos L’équipe OpeningStage valide (ou pas) son profil.

– Sur chacun des profils, il y aura un bouton like qui va nous permettre de connaître la « popularité » de l’artiste auprès des utilisateurs.

– Une fois qu’un groupe d’artistes a  atteint un certain nombre de likes, l’équipe OpeningStage propose un projet scénique avec un ou plusieurs artistes.

–  Le projet entre alors dans la partie financement et durant les deux mois suivants les internautes vont pouvoir nous apporter leur aide : ou financièrement via le crowdfunding ou en prenant en charge une prestation de service

Si les fonds ou les prestations nécessaires ont été récoltés, nous produirons le spectacle dans le mois suivant. Dans le cas contraire, les internautes seront remboursés.

À titre personnel, quels sont les lieux où tu rêverais de produire un show ? Et qu’est-ce qu’il y’a dans ton agenda concert pour les semaines à venir ?

Je vais voir D’Angelo le mois prochain ça va être fantastique. En revanche je suis dégoûté que les Black Keys aient annulé leur concert à Paris !

Les salle que je rêverais de remplir c’est évidemment les Zéniths français ou l’Olympia de Paris. Cet endroit est mythique et parfait pour n’importe quel type d’événement. J’ai été voir des spectacles magiques là bas, Charles Aznavour, Lauryn Hill, Justice…

Le club à remplir pour un tel spectacle, je verrais bien le YoYo dans le Palais de Tokyo. L’endroit est vraiment propice à monter des spectacles.

Pour un lieu un peu plus insolite, mon rêve serait d’organiser un spectacle dans les Arènes de Nîmes !

 

Artistes en devenir, gérant de lieu culturel, producteurs en herbe ou simple curieux, en attendant le lancement officiel du projet vous pouvez allez faire un tour sur le site ou le Facebook d’OpeningStage, régulièrement updaté par l’équipe. 

Interview : Andonian

A l’occasion de leur live de demain au Nouveau Casino et de la sortie à venir de leur EP sur Moodfamily (attention, exclu mondiale en fin d’interview) on a été rencontrer la moitié d’Andonian, Viken Arman, jeune producteur aux dents longues dont les EP’s sortis sur Délicieuse Records ravissent les amateurs de house mélodieuse.

 

Commençons par le commencement : vous avez quel âge ? Comment êtes-vous arrivés à la musique électronique ?

On a 24 ans. En fait, j’ai commencé la musique électronique avec Anthony (mon acolyte sur Andonian) il y a maintenant une petite dizaine d’années. A l’époque on faisait de la Progressive. On se connaît depuis tout jeune, et on a eu un peu le même parcours musical. Quand j’ai lancé mon projet solo, qui a pour empreinte d’être très mélodieux, j’ai toujours été un peu frustré car en club j’adore jouer légèrement plus techno. Donc on a décidé de reformer notre duo d’antan et de balancer des prods plus sombres, plus analogiques.

Viken, Tu cites beaucoup d’influences très éclectiques (de Satie à Villalobos et Trentemoller), comment tu arrives à faire cohabiter tout ça dans tes morceaux ?

Ca fait partie de mon éducation musicale, j’ai grandi avec la musique classique, le jazz, le rock, le hip hop, la techno. Du coup c’est assez inconscient. Tu produis en fonction des sonorités qui te sont familières.

Tu fais partie des (rares) producteurs dont le son est reconnaissable quasi instantanément ­ notamment grâce à tes synthés. ­ Comment es-tu arrivé à ce résultat ?

Chaque producteur a sa touche artistique, le son qui le fait vibrer. Ce « résultat » est finalement très instinctif. Pour ma part, je n’ai jamais cherché à apposer une empreinte sonore sur mes morceaux, d’ailleurs je ne remarque jamais vraiment les similitudes entre eux. C’est mon entourage qui est capable de me faire ce genre de remarque. Moi, je fais juste sonner ma track comme je l’entends, sans penser au reste.

Demain soir au Nouveau Casino, vous nous présentez le nouveau live d’Andonian. On doit s’attendre à quoi ?

On a préparé quelque chose d’assez noir, plutôt évolutif en terme de BPM. Il y aura des sonorités un peu mentales. On jouera toutes nos dernières prods. Je ne sais pas encore si on va ramener le Moog Voyager pour l’occasion, en tout cas il y aura de bons synthés analo sur le stage.

Qu’apporte l’interaction entre vous deux à votre musique ? Vos influences et manière de faire sont plutôt antagonistes ou complémentaires ?

A vrai dire, je pense que c’est la seule personne avec qui je pourrais partager un projet. Composer à deux, c’est pas évident, faut bien connaître la personne avec qui tu bosses. Nous, on a grandi ensemble, on a toujours fait du son ensemble, on a les mêmes goûts musicaux, on est fan des mêmes compositeurs. Là où on se complète vraiment, c’est que moi ces dernières années je me suis forgé une véritable culture club. Alors parfois, j’oriente un peu nos tracks lorsqu’on part trop loin. Globalement y a pas de schémas précis, on se met tous les deux sur nos synthés, on laisse tourner un beat et dès qu’on chope un truc intéressant, on enregistre. En fait, l’avantage d’être à deux, c’est de confronter les points de vue, débattre sur telle ou telle sonorité. C’est d’ailleurs pour ça que les processus de création sont plus longs lorsqu’on bosse en binôme.

Tu fais partie du collectif Minimal Trip, tu peux nous en dire plus sur ce projet ?

Minimal Trip c’est un projet de potes. On a commencé en 2011. On était 4, avec Nadim, Pierre et Marco. Et puis maintenant, tous nos amis ont plus ou moins rejoint le collectif. On est à présent une bonne dizaine. Le concept de base était de faire un focus sur un artiste étranger qui représentait un pays, et de le booker pour la première fois à Paris. La plus belle réussite avec ce projet, c’est pas forcément d’avoir réussi à organiser des soirées dans les plus beaux clubs de Paris, mais vraiment d’avoir pu tisser un réseau d’artistes à l’international. La plupart des gars qu’on a ramenés sont devenus de bons amis, je pense notamment à Applescal ou encore Jesper Ryom. Aujourd’hui, on privilégie surtout la découverte de pépites, comme Lehar, qui vient de sortir un superbe EP sur Connaisseur Records, remixé par Mario Basanov (Ten Walls).

Depuis quelques années on parle beaucoup du renouveau de la nuit à Paris, en tant qu’organisateurs et producteurs vous en êtes acteurs à plusieurs titres, c’est quoi votre avis là­-dessus ?

C’est génial, même si ça commence à saturer un peu je trouve. Tu sais, on sort assez peu en dehors de nos propres soirées finalement. J’ai pas honte de le dire. Y a des gars qui se bougent le cul pour sortir des sentiers battus, je citerai le crew OTTO10. Mais sincèrement, ça reste les mêmes promoteurs qui gèrent les mêmes lieux. Qu’est ce que tu veux que je te dise ? Que la nuit à Paris c’est incroyable ? En terme de programmation, c’est sur qu’on est pas à plaindre. Tous les weekends tu as de beaux line-up, y a des bons festivals qui se montent, rien à redire : je suis le premier ravi. Après, quand j’entends parler de « mouvement », c’est des conneries. C’est très naïf. Ca reste du business. La vraie révolution, c’est facebook, soundcloud. Et la MD !

Les labels de Paris et d’ailleurs à suivre pour les prochains mois/années selon vous ?

Y en a des centaines ! En label parisien je citerai Platon Records. Ensuite en label international, ce que sort Boso est juste mortel. Pour les trucs plus sales, le tout récent label Parachute Records va arracher !

S’il ne devait en rester qu’un : un compostieur classique ; un label ; un producteur électronique ?

Impossible de répondre. Mais on est cool : Debussy, Kompakt  et Floating Points

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour 2015 ­ qui jusqu’ici s’annonce assez compliqué ?

On voudrait juste un Clava Nord Stage EX 88 pour compléter notre jolie collection de synthés.

Dernière chose, il y a un remix de Vaal sur Sometimes You Fall, votre EP prévu pour le début du mois prochain sur Moodfamily, une chance qu’on l’entende demain soir ?

Etant donné qu’on joue en live, je ne pense pas qu’on le jouera au Nouveau Casino, mais qui sait, on en passera peut être un bout. Sinon faudra attendre le 2 février.

 

A défaut de l’entendre au Nouveau Casino demain soir (on vous fait gagner des places juste ici), on vous laisse découvrir le preview de l’EP que vous pourrez choper le 2 février. Bonne écoute !

 

Soirée : LUMIERE NOIRE – Lawrence Live, Marc Pinol, Chloe @ Rex Club

Artiste de contrastes et de facettes, de lumières, parfois blanches parfois noires, Chloé continue d’illuminer le Rex à chacune de ses venues.  Ce vendredi se tiendra la deuxième édition de sa résidence Lumière Noire avec Lawrence et Marc Pinol. In The Mood for house.

Que ce soit avec Closer son ancienne résidence ou Lumière Noire dont c’est ce soir le second rendez vous, elle continue d’insuffler dans ses sets comme dans sa programmation élégance et goût pour les grands espaces, pour l’exploration, les sons et la musique comme autant de possibles…

Pour cette nouvelle nuit – ou se révèle l’invisible – autour de Chloé, deux invités : Lawrence en live et Marc Pinol. Le premier, boss de Dial Records touche à tout des genres, artiste multiple, remixeur convoité (Martin Gore, Goldfrapp etc.), nous immergera dans son univers minimal et feutré, délicat, in the mood for house…

Marc Pinol quant à lui, affranchi des genres apportera sa touche un brin psychée, entêtante, teintée d’acide old school . D’un set construit comme une histoire à voyager… Il suffit d’écouter sa dernière Boiler Room pour comprendre à qui nous auront à faire ce soir là. Moiteur en perspective… Et la lumière fut !

Celle qui est à l’origine des ces nuits noires, quant à elle, prendra le Rex par la main pour l’emmener comme à son habitude dans les hautes sphères électroniques qu’on lui connaît.

Rex Club : 5 bd Poissonnière, 75002 Paris / 15€ sur place, 12€ digitick. 

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JACOB ce chat mélomane

On ne sait pas ce que vous faisiez en ce vendredi 26 septembre à 23h et on s’en branle !
Nous, on va vous décrire notre expérience.

De notre côté on était à Lyon, sortant d’apéro pour se rendre au tramway. Un quart d’heure plus tard, nous étions déjà dans le bain grâce à l’ambiance dans celui-ci. À peine sortis du tramway nous sentions des basses frapper notre cage thoracique. En effet, 40Kw de son, ça fait trembler les murs.

Ah, on vous a pas dit ??? On se rendait à la 1ère de Jacob !

Ce petit chat Lyonnais souhaite faire ronronner autre chose que sa cage thoracique. Depuis un moment il se raconte qu’à Lyon il n’y a pas de soirée qui soit à la hauteur de celles que ses maîtres font lors de leurs déplacements au Time Warp, Awakenings, Dimensions Festival ou à d’autres events où les organisateurs investissent les lieux avec une scénographie plus approfondie.

Arrivée aux portes de la soirée. L’entrée était très fluide, les vigiles accueillants (pour le moment…), et les fêtards de bonne humeur.
La salle du haut était réservée, ce qui laisse à croire que ce petit Jacob désirait jouer à chat perché.
 Milena, artiste Lyonnaise qui sera produite par Jacob d’ici décembre, enflammait déjà le dancefloor avec une techno assez sombre comme le laissait prédire les affiches. Un accueil chaleureux et envoûtant donc, réservé aux heureux participants de la soirée qui part sur les chapeaux de roues. Si vous souhaitez écouter le set (ou le réécouter), vous pourrez le trouver ici :

La majeure partie du public étant arrivée, la première tête d’affiche, Ilario Alicante, va faire son entrée. L’italien s’apprête à envoyer sa techno solaire, propre au label Cocoon, au sein du Double Mixte. D’ailleurs qui dit soleil dit voyage, les basses et la mélodie vrombissante nous laissent croire que nous ne sommes plus à Lyon. 

Contrairement aux bruits de couloir, la salle malgré l’absence de Gary Beck (retenu en raison d’une grève des réseaux de transport aérien) n’est pas si vide que ça..

Notre micro-trottoir nous a permis de prendre le ressenti global sur ce point : La largeur de la scène permettait de pouvoir danser en face de celle-ci et au cœur des enceintes sans se sentir oppressé. En y ajoutant la profondeur de la salle, on pouvait aussi avoir un ressenti de vide si l’on se mettait en retrait de la foule, tout en ayant un sentiment de dépaysement car la disposition atypique de la salle laissait une impression de nouveauté.

Après ce set entraînant et dynamique, il est temps pour Ilario de laisser les platines à l’américain Function, qui sera lui dans un registre oscillant entre une techno sombre et une autre plus agressive. Comme tout américain qui se respecte, ce nouveau Berlinois n’a pas fait dans la demi-mesure : commençant d’abord par un début de live dans le respect de son prédécesseur, avant d’arriver à un live aux mélodies plus profondes alliant sonorités sombres et acides.

 

On se souviendra d’ailleurs du dernier quart d’heure qui était d’une intensité inqualifiable. Il fallait y être pour comprendre, car il a ravi tous les amateurs de techno qui avaient fait le déplacement. Vous pourrez vous faire votre propre avis lors de la deuxième édition en janvier, dont la programmation sera annoncée le 17 Novembre. Nous, du côté de la rédac’, on sait d’ores et déjà qu’on suivra le mouvement de ce petit Jacob à la trace.

5h, hélas, la soirée se termine. Il est temps de rejoindre le vestiaire, et sur ce point là, le chat est intraitable. En effet, de nombreux bénévoles sont présents afin de fluidifier celui-ci. Par ailleurs, des bouteilles d’eau sont distribuées à la récupération du vestiaire, afin de permettre aux assoiffés de techno de se réhydrater.

Comme nous, vous l’aurez sûrement compris, Jacob a un souhait : celui d’arriver petit à petit à vous proposer des scènes qui lui rappellent celles que ses maîtres font à travers l’Europe. Car pour lui il n’y a pas que les artistes qui comptent pour une soirée, c’est un tout.

Vu comme ça, avec Jacob, nous sommes félins pour l’autre.