Articles

Interview d’Aymeric et Hugo, les organisateurs du Brox Festival !

Qui est ce qui a dit qu’en Avril le ski c’est nul ? Et bien ce n’est pas nous, ni la station des 2 Alpes, ni même le Brox Festival, qui proposera aux skieurs-teuffers un weekend alliant les plaisirs du ski et l’amour de la musique.

C’est donc du 14 au 17 Avril que se tiendra le Brox Festival ! Si le nom ne vous dit pas grand-chose, voire rien du tout, c’est tout à fait normal. En effet, les organisateurs sont tout nouveaux dans l’univers de la création de moments magiques.

Nous sommes allés à leur rencontre afin d’en savoir plus à leur sujet et sur le Brox, et, par la suite on vous proposera un petit jeu-concours.

 

Un Jour : Comment est née l’idée de faire un festival ?

Aymeric : Alors ça s’est fait de façon assez rapide. C’était une après-midi, j’étais chez un ami (Sébastien), on discutait de tout et de rien et puis à un moment dans le fil de la discussion, l’idée de créer un festival arrive à nos bouches. Je lui demande s’il a déjà eu l’occasion de travailler avec des personnes qui ont déjà monté ou organisé quelques choses de semblable, et vous savez ce qu’il me rétorque « Non ». Il me renvoi ma question dans la figure, et j’ai la même réponse que lui. On éclate de rire et on se dit allez go on se lance dans cette aventure.

Hugo : Tout de suite derrière, je reçois un coup de fil d’Aymeric. Il commence à me parler de son idée avec un optimisme à toute épreuve. Du coup, je me chauffe et c’est à ce moment-là qu’on va mettre toute notre énergie pour monter de A à Z le Brox Festival.

 

Un Jour : Vous avez choisi la station des 2 Alpes, pourquoi ? Et contrairement aux autres évènements similaires vous avez fait le pari du weekend, c’est un choix ?

Aymeric : La station des 2 Alpes a été trouvée très rapidement. Sébastien vit dans la région. Personnellement je vais skier dès que je peux là-bas, car on peut allier ski et bonne ambiance tout au long d’une journée. D’ailleurs, la station a été élu à plusieurs reprises « Meilleures station de ski pour son ambiance ». Toutes ces choses, nous ont amené à choisir cette station.

Hugo : Aymeric est trop pudique pour le dire, mais il a un Tour Opérateur spécialisé dans l’organisation de voyages collectifs à la montagne appelé « Snowmind » et ils sont en partenariat avec plusieurs stations de ski dont les 2 Alpes. C’est d’ailleurs pour ça que l’on peut proposer autant de services à nos festivaliers.

Justement concernant le choix du weekend et pas de la semaine, c’est un parti pris que l’on assume. On ne souhaitait pas le faire en semaine car trop long et trop volumineux pour notre premier festival. Et puis au départ, comme le mentionnait Aymeric, on voulait le faire plus-tôt dans l’année mais pas possible pour diverses raisons. Du coup on a discuté avec la station et il nous on dit « Avril on a rien de prévu, on peut faire un closing de la saison avec vous si vous le voulez ». A partir de là, on a sauté sur l’occasion avec le weekend de Pâques qui nous a tendu les bras (rire).

 

Un Jour : Vos offres sont structurées de façon chirurgicale, comment vous avez réussi à monter toutes ces possibilités ?

Aymeric : Comme l’a dit Hugo, à côté j’ai un Tour Opérateur, snowmind. Et, c’est grâce à ça que l’on peut proposer des tarifs avantageux avec des services où pratiquement tout est compris.  Le but c’est de faire découvrir la station et le festival en accompagnant du début à la fin nos festivaliers.

Hugo : C’était important de pouvoir proposer des offres comme celles-ci car on ne vise pas seulement la région mais toute la France, voire même les étrangers si l’envie leur prend.

 

Brox Festival Official Teaser

[ TEASER ] Brox Festival Du 14 au 17 avril 2017➤ Tickets : http://bit.ly/BroxFestivalWeezevent♬ Music : Christian Burkhardt – Delight (Original Mix)Avec TSUGI – Trax Magazine – Generator Hostels – Les 2 Alpes – Snowmind – Panobar Les 2 Alpes – Sauvage – The Arts Factory MagazineVidéo : Dazone Production

Publié par Brox Festival sur mardi 3 janvier 2017

 

Un Jour : D’ailleurs vous attendez combien de personnes pour ce premier festival ?

Aymeric : On ne veut vraiment pas exploser les compteurs lors de cette édition. Enfin, on ne va pas se mentir, si plus de 2 000 personnes viennent on sera plus que satisfait. Mais à l’heure actuelle si on a 1 500 réservations avant le 14 c’est déjà bien.

Hugo : Le but ce n’est pas de créer un festival qui ramasse une pelle de personnes. On veut vraiment créer quelques choses de parfait sur une courte durée pour ne pas se disperser. Le but est de créer de l’expérience, du souvenir, bien au-delà de la musique.

 

Un Jour : Assez parlé de l’organisation, on va parler du Line Up maintenant. On remarque qu’il s’agit pratiquement d’artistes français, c’est un choix de faire du Made In France ?

Aymeric : Ah ah ah ! Avant toute chose, il n’y a aucun rapport avec le Made In France d’Arnaud Montebourg. Plus sérieusement, l’idée est vraiment de faire un festival dans une station française à fort potentiel, afin de faire vivre l’économie locale tout en proposant aux festivaliers des artistes français peu ou pas connus du grand public.

Hugo : Oui comme l’a dit Aymeric, on souhaite valoriser la scène française. On a un vivier important, donc pourquoi ne pas en profiter. Les artistes que l’on va faire venir sont effectivement tous français, sauf 1, à vous de deviner justement (rire). Mais c’est avant tout une programmation réfléchie, pensée à la fois pour la population Rhône–Alpes, jeune et sportive et à la fois pointue, pour une population étudiante exigeante.

 

 

Un Jour : Pouvez-vous nous donner des petites explications sur le festival en lui-même. Le surplace ?

Aymeric : Alors pour commencer, il y aura deux scènes. L’une sera composée spécialement de Live et l’autre de Dj set. Le Panobar situé à 2 600 m d’altitude, est capable d’accueillir plus de 1500 personnes et c’est ici que l’après-midi les artistes comme Mézigue et Flabaire de D.ko RecordsHenø et Col. J de Neighbor Hood Records, Neumodel de Armada Music, Seamus & Charline de Imported Paris et The Arts Factory Magazine se produiront.

Hugo : La deuxième scène, qui sera donc la scène principale sera installée à l’extrémité des Deux Alpes afin de nous garantir une vue sur toute la vallée. Attention les yeux !

C’est ici que le gros se passera, il y aura les Live du trio français dOP, de Leo Pol, de The Superman Lovers, des Fils du Calvaires, de l’allemand Christian Burkhardt et pleins d’autres. Il y aura au niveau du Village de nombreuses installations étonnantes qui rendront services avec notamment des Foodtrucks locaux, un Chill Out spécialement conçu par le collectif Triple D (il s’est entre autres occupé des Chill Out du Weather, la création de toute la friche Richard Lenoir qui s’est déroulé au coeur de Paris l’été dernier), un system de cashless sera instauré sur les deux scènes (au niveau du Panobar, le cashnormal sera aussi accepté).

 

 

Un Jour : Que des choses sympathiques que vous nous proposez. Mais d’ailleurs le vous c’est qui ?

Aymeric : On va utiliser une métaphore, l’iceberg. Sur la partie submergée, il y a 4 personnes :

  • Sébastien, qui gère la partie locale du festival, mais il est surtout l’organisateur principal du festival et propriétaire du PanoBar qui accueille une des deux scènes du festival.
  • Hugo qui se présentera tout seul
  • Vincent qui s’occupe de la Direction Artistique
  • Et moi, je m’occupe de la partie commerciale du festival pour simplifier la lecture (rire)

Hugo : Toujours pour simplifier la lecture, je m’occupe de la communication du festival, donc Réseaux Sociaux, Partenariats, Relations Presse…

Mais dans la partie immergée de l’iceberg, il y a beaucoup plus de personnes et on pense fort à eux. Au final on est comme une deuxième famille.

 

Un Jour : Si vous deviez résumer le festival en une phrase ?

Aymeric : C’est un festival où nous organisateurs avons voulu créer un moment unique pour les festivaliers, avec des artistes français, dans une station française tout en respectant la nature.

Hugo : Une histoire de famille que l’on propose à toutes les personnes qui veulent venir se défouler avec nous que ce soit sur la piste de ski ou la piste de danse !

 

Un jeu concours va être lancé d’ici peu de temps donc restez attentif  !

Rencontre avec Alex et Laetitia du label KATAPULT

Et voilà ça fait maintenant 20 ans que vous partagez votre passion pour la musique. Un petit retour vers le futur s’impose !

Comment est né KATAPULT et comment ont fonctionné vos 5 premières années (1997-2002) ?

Katapult est né un petit matin. Nous venions de rentrer de Montpellier où Alex faisait des études de socio. Nous étions sur la plage normande à nous demander ce que nous allions faire demain et comme par magie l’idée d’ouvrir une boutique de disques est née. Nous aimions aller en soirée, nous commencions à nous acheter des disques de techno chez Bpm entre autres. Nous étions passionnés. Nous voulions participer au développement de cette musique, mais aussi de son état d’esprit.

  • Shop de vinyle à Rouen

Le shop à Rouen a ouvert en 1996, et a fermé en 1999. Nous avions une soif de Paris. Une envie d’être là où les choses se passaient vraiment.

  • Quelles ont été vos rencontres importantes ?

A cette époque, je dirais Fabrice Després, boss de l’agence de promo spécialisée dans la musique électronique (Phunk Promotion). Grâce à lui entre autres, notre boutique a décollé très vite.

  • La plus belle anecdote de ces 5 ans

Les gens qui arrivaient dans notre boutique à Rouen, se mettaient à danser comme des dingues devant les enceintes, en pensant être encore dans la teuf de la veille. Honnêtement c’était drôle cinq minutes !

 

De 2002 à 2007, la machine est lancée ?

  • Quels ont été les rencontres importantes ?

En premier c’est bien entendu Ark. Le label Karat a d’ailleurs été créé pour produire sa musique. Il nous a introduit à Paris. Il connaissait beaucoup de monde, et nous a beaucoup apporté.
La deuxième personne je dirais Thierry Picouret. Il bossait à la distribution chez DISCOGRAPH. Il a défendu Karat lorsqu’il bossait chez eux, et il a fait un énorme travail pour développer le label aussi bien en France qu’à l’étranger.

  • Sortie d’EP et d’Album

Cette période est une période très riche pour Karat. Nous sortons le premier disque de Chloé mais, aussi des disques avec Krikor, Noze, Skat, Cabanne, Portable… bref toute la jeune génération que le monde entier regardait arriver. C’était vraiment des années de folies. Chaque artiste avait sa personnalité. On pouvait vendre des disques pour le club comme pour une écoute plus domestique. C’était intense à tous les niveaux. On se lâchait !

  • La plus belle anecdote de ces 5 ans

C’est dur de choisir une anecdote, je dirais Ark qui avait son studio dans la cave du magasin. Il montait pour tirer la chasse afin de sampler l’eau qui passait dans les tuyaux. C’était épique.

 

De 2007 à 2012, les années difficiles ?

Ce sont les années noires de Katapult. La boutique a fermé depuis deux ans déjà.

Alex bosse la moitié du temps en Normandie et nous essayons de monter des événements et de lancer les artistes. Nous n’étions pas très bien dans nos têtes. On n’avait pas la bonne énergie. On a fait pas mal d’erreurs sur les signatures, pas mal d’artistes nous ont lâchés. L’événement à la machine est un fiasco monumental que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui. On avait plus le vent en poupe. Mais, à l’époque, on ne connaissait pas encore la règle du jeu, alors on prend une tarte. Avec du recul c’est complètement logique d’avoir des moments de moins bien dans un parcours artistique comme le nôtre. C’est juste que la première fois c’est dur à encaisser c’est un peu comme ta première rupture amoureuse.

Fin 2000, les choses commencent sérieusement à aller mieux. On sort de très bons disques. On sort la tête de l’eau ! À Paris une nouvelle dynamique est en train de prendre place grâce à des soirées comme la Sundae qui voit naître une nouvelle génération de passionnés de musique. C’est frais, alors on fonce !

 

De 2012 à 2017, le djing prend une place prépondérante ?

2012 à 2016 on se consacre essentiellement à notre carrière de djs et d’orga. Notre rencontre avec Aurelien Delaeter a été très décisive. Il nous a proposé de faire une saison sur le River’s King. On a hésité, car nous n’étions pas sûrs d’arriver à fédérer du monde toutes les semaines, en fin de compte, ce sont devenues des fêtes super magiques. On avait tout le temps du monde, un public éclectique, une programmation irréprochable, une équipe très soudée. C’était la fête dans toute son apogée.

Pour l’année 2017, nous pensons nous consacrer essentiellement au label, à nos bookings et dans l’organisation de deux belles fêtes par an. L’événementiel, c’est très dure ! On puise dans nos réserves et on s’arrache les cheveux parfois. C’est un métier dans lequel tu es tributaire de trop de paramètres non-maîtrisables, comme le temps par exemple. Je ne me sens plus assez légère pour prendre autant de risques.

  • Comment expliquez-vous la venue d’artistes souvent compliqués à booker sur Paris (Ricardo Villalobos, les « roumains », Baby Ford…) ?

Nous arrivons à faire venir régulièrement des artistes pas facile à avoir parce que nous sommes là depuis longtemps et puis souvent, ce sont devenus des amis. Cependant, face à des machines imposantes et leur politique d’exclusivité (ce qui pour moi est contre-productif et surtout un non-sens par rapport à l’esprit de cette musique) nous ne faisons pas le poids et beaucoup d’artistes que nous aimerions booker sont aujourd’hui inaccessibles.

 

     1.  Pour le plaisir de se retrouver, pouvez-vous nous dire quels sont vos clubs préférés à Paris ?

LE REX CLUB

     2.  La meilleure soirée que vous ayez organisée ?

Electric avec Ricardo Villalobos, baby ford et thomas Melchior

     3.  La meilleure soirée à laquelle vous avez participé ?

Mozinor 1993

     4.  Vos artistes préférés hors musique électronique ?

Vinícius de Moraes / Prince / Et des milliers d’autres

     5.  Comment vous voyez les 5 prochaines années ? Une légion d’honneur ?

Je vois une légion de disque. Et pour le reste advienne que pourra. Un peu de paix serait le bienvenu

Vous pouvez gagner des places pour la prochaine soirée KATAPULT dans la partie concours !

 

Une visite chez Franklin Tree

Et si on faisait un petit tour du côté de chez nos amis les anglais. Direction L’EAST LONDON. Pour ceux qui sont à la recherche des nouvelles tendances shoppings ou tout simplement trouver l’article original qu’il n’a pas dans sa garde-robe, je vous propose de vous rendre dans le quartier Est de Londres et plus […]

Interview : Rencontre avec GussDX le chasseur de fantômes

A l’occasion du BGF on a pu interviewer GussDX, un Youtuber dont la spécialité est les vidéos d’enquêtes dans des lieux dit “hantés”. Cette interview nous a permis de revenir sur certains point de sa carrière.

© Mandora

Guss au Bordeaux Geek Festival

Un Jour : Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Guss : Je fais une émission qui s’appelle Chasseur de Fantômes qui est diffusée sur Viméo en location puis sur YouTube gratuitement dans laquelle je vais seul dans des endroits possiblement hantés équipé de tout un tas de matériel, de caméras, de capteurs divers et variés, pour tenter de filmer, voir et rapporter ces phénomènes qui arrivent à beaucoup de monde : entendre des voix, des bruits, des choses comme ça, et j’en fais des émissions.

Tu es passé de Minecraft à Chasseur de Fantômes. D’où t’es venu l’idée de visiter des endroits hantés ?

C’est vrai que c’est pas vraiment la même chose. J’ai toujours été passionné par le domaine du paranormal depuis très longtemps, donc c’est quelque chose qui m’intéresse et même dans Minecraft j’avais créé une émission qui s’inspirait des chasses aux fantômes.

J’ai découvert ça avec R.I.P. ou Ghost Adventures. Je trouvais ça juste génial et je me suis toujours dit “J’adorerais faire ça“. Partir avec une équipe du matériel dans des endroits qui pourraient être hantés et voir si effectivement ça existe, s’il y a des fantômes et je trouvais que c’était un super concept d’émission et qu’en plus, à vivre, il y avait une forme d’aventure un peu moderne qui m’intéressait vraiment. Après je me suis dit aussi que j’aurais peut-être pas le courage, le matériel et les moyens de le faire donc j’ai laissé ça de côté et je me suis dit que j’allais adapter ce format dans Minecraft. Et avec quelques mods et quelques astuces de montages, j’ai fait des épisodes de fausses chasses aux fantômes en ayant toujours cette idée en tête de vouloir partir avec mes caméras.

https://vimeo.com/ondemand/chasseurdefantomes

Qu’est-ce qui t’a poussé à faire des vidéos ?

C’est marrant cette question parce qu’en fait c’est vrai qu’il n’y a pas de calcul, j’ai jamais eu vraiment envie de le faire mais les chose m’ont amené à le faire. Et en même temps je m’y sens très bien. Donc qu’est-ce qui m’a poussé à le faire ? Je dirais que c’est un peu les coïncidences et la force des choses. J’avais fait une webradio où je parlais de jeux vidéo et on m’a toujours dit que ça ne collait pas car il manquait la vidéo. Alors j’ai fait de la vidéo.

Quelle est, pour toi, la raison de ton succès ?

Pour répondre à ça en restant modeste ça va être chaud (rires). Alors mon succès, je bosse énormément, je suis hyper méticuleux, je laisse rien au hasard dans mes montages, dans le sens où je fais ce que j’aimerais voir. Y a pas de secret : c’est du boulot, c’est énormément de travail… (A part : “Ça m’oblige à me la péter, elle est horrible ta question“)

Est-ce qu’il y a des YouTubers qui vous ont influencé ? Vous parliez tout à l’heure de Ghost Adventures par exemple.

Oui c’est une source d’inspiration mais c’est plus une source d’envie de faire. Effectivement je pense que je me retrouve comme eux avec une caméra infrarouge dans le noir à la recherche de manifestations donc forcément il y a une ressemblance mais de là à m’inspirer… En fait mon concept de chasse au fantômes s’inspire aussi d’Antoine de Maximy (J’irais dormir chez vous) le fait qu’il ait une petite caméra et qu’il se filme. Enfin encore une fois je me suis pas vraiment inspiré, mon concept est né de plein de choses, après il n’y a pas de copie ni de plagiat. J’ai vraiment réussi à faire quelque chose de personnel et qui est assez unique.

Est-ce qu’il y a des vidéastes avec lesquels tu aimerais collaborer ?

Non… Enfin… J’ai une vraie passion pour ce que je fais aujourd’hui, des enquêtes paranormales, et au delà de la vidéo, j’aimerais beaucoup faire des enquêtes avec certains oui : les gens de R.I.P et pourquoi pas Zak Bagans (Ghost Adventures) mais là on peut toujours rêver. D’autant que j’ai un anglais au ras des pâquerettes. Mais au fond, je suis assez solitaire que ce soit dans mes chasses au fantôme ou dans la vie de manière générale.

Quel est l’endroit qui a été le plus effrayant dans vos chasses aux fantômes ?

Ils l’ont tous été. C’est à chaque fois c’est un défi, de s’immerger dans le noir et faire en sorte que ces choses se manifestent, ça fait peur.

Avez-vous déjà refusé d’aller sur un lieu par peur ?

Non.

Quel est lieu où vous avez ressenti le plus de choses ? Celui qui vous a paru le moins normal ou explicable ?

A chaque fois il se passe des choses, j’ai l’impression que c’est pas normal. Premier épisode, rien ne m’a semblé normal surtout que je m’attendais surtout pas à ce qu’il se passe des trucs comme sentir une pression sur mon épaule. L’épisode 2, ça a été le dépassement de tout, j’ai vécu la plus anormale de ma vie. Mais au delà de l’épisode, sur les semaines qu’ont suivi aussi puisque ça s’est répercuté sur les jours suivants. Chaque fois il y a des choses complètement anormales et ma dernière enquête n’en parlons pas. J’ai mis un terme au bout d’une heure et demi.

Pour vos vidéos à 2€ sur Vimeo, comment vous investissez-vous de l’argent ?

Alors c’est mon salaire. C’est ce qui me permet à moi, ma femme et mes 3 enfants de vivre aujourd’hui -ma femme a arrêté de travailler pour des raisons de santé -. Mon choix a été de réussir à continuer à faire cette émission et je m’en sers donc en partie pour vivre – comme tout le monde – et l’autre partie, qu’est assez conséquente, pour acheter du matériel. D’épisode en épisode il y a de plus en plus de caméras. J’avais une caméra thermique bas de gamme et là je viens d’investir pour avoir une caméra thermique digne de ce nom vraiment précise. Je suis aussi allé à Fougeret avec une personne qui m’a accompagné, j’ai pris en charge l’hôtel, les frais de déplacement, de restauration et l’air de rien t’arrives à 300€. J’investis énormément d’argent dans le matériel. Je suis aussi auto-entrepreneur pour déclarer cet argent que je gagne et il y a aussi une partie qui part en charge (dans le RSI, etc.)

Avez-vous des projets prévus sur d’autre formats ?

J’ai énormément d’idée. Là par exemple j’aimerais faire une petite vidéo où je présente le matériel (les caméras thermiques, les pods EMF, …), comment ça se déclenche, pour quelles raisons. J’aimerais faire ça mais bon… c’est qu’une question de temps. J’ai aussi un truc qui me trotte dans la tête mais ça serait pour dans quelques années : j’aimerais vraiment faire un film mais qui serait une fiction basée sur les faits réels de peut-être ce que j’ai vécu mais avec des effets spéciaux et ça serait vraiment une fiction et qui – pourquoi pas – reprendrait mes chasses aux fantômes mais pour un format de film. Pourquoi pas une web-série sur ce format là ?

Interview – Mawimbi : Back to Black

Depuis le tournant des années 2010 et le renouveau de la scène électronique française on a assisté à une multiplication de collectifs de jeunes – et moins jeunes – gens décidés à explorer les friches musicales et géographiques de la capitale et de ses alentours pour réinventer la nuit parisienne. Parmi tous ces collectifs une petite structure monté par 5 amis a plus que tiré son épingle du jeu : Mawimbi. Programmés à Concrete, aux Solidays ou à la Gaieté Lyrique, régulièrement invités sur Rinse FM ou sur l’historique Radio Nova les 5 membres de Mawimbi ne se sont pas fait connaître par leurs fêtes géantes ou leur envie de Berliner Paris mais par l’immense amour de la musique noire qui suinte de chacun de leurs sets, podcasts et soirées. A l’occasion de leur passage au Badaboum en compagnie de Jungle By Night et Umeme Afrorave le 15 Avril on a été leur poser quelques questions.

Quelle est la genèse du projet Mawimbi ? 

Tout un ensemble de facteurs : d’abord on est un groupe de potes et on se connait tous depuis quelques années. Clément et Bertrand proposaient déjà des métissages au sein de leur duo Pouvoir Magique au travers ce qu’ils appellent “techno chamanique”. Adrien écoutait déjà pas mal de musiques africaines (malienne notamment), Lucas beaucoup de UK Funky et de bass music. Alex, lui, explorait un peu le hip hop africain. Disons que c’était un fil rouge assez évident entre nos goûts respectifs. C’est une référence qui nous semblait manquer un peu : une partie importante de la musique club doit tout (ou presque) à la musique noire. Ce fil rouge nous permet d’exprimer nos influences diverses et d’explorer certains pans de la musique que l’on avait pas pris autant le temps de défricher auparavant. Sinon, plus concrètement il y a eu une première soirée Chez Moune en mai 2013, puis quelques soirées dans l’été, la Concrete en septembre, la Gaîté Lyrique en novembre. Au fil du temps, nous avons fait de nombreuses rencontres et découvertes qui nous ont donné envie de poursuivre.

 

Sur votre site on peut lire “Mawimbi est une cérémonie rituelle et mouvante”. Comment ça se traduit dans votre musique et dans vos fêtes ?

C’est une manière de dire qu’on peut jouer partout, que notre spectre musical est assez large et que nous accordons une grande place à l’esprit de communion inhérent à la danse et à la fête.

Durcissement du dialogue inter communautaire, montée des extrêmes …. par les temps qui courent cette démarche peut être perçue comme politique, vous assumez cet aspect ? Ou vous vous posez en simples artistes ?

Nous assumons totalement que ça puisse être perçu comme politique. Mawimbi n’a pas de vocation partisane (nous ne serions déjà pas tous du même avis à ce sujet là), pour autant un ensemble de valeurs sous-tend clairement notre démarche et quelques idées fortes : la musique n’a pas de frontières, les musiques actuelles doivent beaucoup aux musiques noires. Nous avons toujours voulu faire très attention à ce que notre démarche ne s’apparente pas à une sorte d’appropriation culturelle, c’est même tout l’inverse que nous souhaitons : rendre à l’Afrique ce qui appartient à l’Afrique. On sait que cet héritage a été pillé sans vergogne. Du fait de ce histoire, le sujet est épineux. Et si cela permet de faire avancer le vivre ensemble, le dialogue des cultures, tant mieux. Quant à assumer, oui, et nous avons d’ailleurs publié un message à propos des victimes de l’attaque de l’Université au Kenya car il nous semblait très important d’en parler. Après, on sait très bien qu’une publication facebook ne change pas le monde. Mais parler de musiques et de cultures qui ne nous appartiennent pas sans penser à leur contexte, ça n’est pas raisonnable.

 

Boucler la boucle et aller jouer en Afrique, par exemple en Afrique du Sud où là scène house est super riche, c’est un projet que vous avez ?

Justement, cela rejoint ce que l’on disait juste au dessus. Un tel projet doit être extrêmement construit pour permettre de vrais échanges culturels. Jouer en Afrique du Sud, dans un pays où la scène est si forte et si développée n’est pas forcément le plus novateur et le plus défricheur. Ce qui nous plairait vraiment serait d’avoir une tournée où nous pourrions rester plusieurs jours dans certaines villes, à la rencontre d’artistes locaux, enregistrer leur musique, collaborer vraiment. S’il s’agit de jouer devant la jet-set, de faire un voyage type “club med” alors ça n’a aucun intérêt.

 

Vous citez souvent Meditations on Afrocentrism de Romare comme le disque déclic, celui qui vous a poussé à monter Mawimbi. Quels autres artistes ont eu un impact important sur votre démarche (collectivement ou individuellement) ?

Beaucoup d’artistes de jazz et de hip hop, mais précisément pour Mawimbi, nos héros s’appellent Auntie Flo, Esa, Mr Raoul K, Clap! Clap! Murlo ou même les DJs de Sound Pellegrino, qui soutiennent ces musiques un peu plus difficiles à cartographier depuis plusieurs années (Alex : c’est par eux que j’ai découvert le morceau “Que Barbaro” d’MMM, ce genre de sons me faisait bouger plus que les autres). Il y a eu également quelques rencontres marquantes telles que celles avec Nomad (Africaine 808). Pour des concerts et DJ sets marquants on pense au live de Shackleton, au projet Acid Arab, aux concerts comme la création d’Etienne Jaumet et les mâalem à la Gaîté Lyrique qui offraient une musique électro-gnawa incroyable.

Au moment où paraîtra cet interview on sera à quelques heures de le release party de votre premier disque, vous pouvez me parler de ce qu’on pourra y trouver  ?

Ce projet de compilation se décline sur deux supports : un vinyle de 4 titres et une édition digitale de 9 titres. L’idée était de rassembler des artistes proches de cette idée de la musique que nous défendons. Le spectre musical est donc volontairement large : de la disco “sekele” camerounaise à la bass music la plus moderne ! Les artistes viennent du monde entier (Paris, Londres, Amsterdam, Atlanta, Montevideo) et partagent tous cette appétence particulière pour les musiques africaines. On a tenu à ce que la première référence sur notre label soit une compilation pour signifier que nous évoluons dans un registre très ouvert et sommes attentifs à ce qui se passe aussi bien près de nous (la compilation compte 3 morceaux “parisiens) qu’à l’autre bout du globe. Il nous tenait à coeur de retranscrire à travers une compilation l’esprit de nos DJ sets!

 

Le 15 Avril vous serez au Badaboum avec Jungle By Night et Umeme Afrorave. Gros plateau. Vous avez prévu quelque chose de spécial pour les gens présents ce soir là ?

On prévoit toujours nos djs sets en fonction du contexte dans lequel on joue. Evidemment, quand on fait le warm-up de Jungle By Night on ne va pas jouer des trucs footwork ou même house. On essaye aussi de proposer quelque chose d’un peu différent à chaque fois.

 

Dernière question : depuis la création du collectif vous avez franchi beaucoup de paliers (solidays, mix sur radio nova, résidence sur rinse fm …) vous avez des plans précis pour les prochaines années ?

Des plans très précis, non, des idées de ce que l’on souhaite développer, oui : notre activité de label par exemple ! Après la compilation, nous sortons le premier album d’Umeme Afrorave. D’autres artistes sont en développement. Vous en saurez plus très bientôt !

Un dernier mot ?

Quelques mots, pour citer ce sample très célèbre utilisé par les Chemical Brothers : “It Began in Afrika”

Crédit photos : Mawimbi. Vous pourrez retrouver Mawimbi le 15 Avril au Badaboum avec Jungle By Night et Umeme Afrorave.

OpeningStage, une nouvelle conception du live.

OpeningStage est né de l’imagination d’un jeune passionné du monde du spectacle qui a vu un créneau à saisir : appliquer le web social et participatif à l’univers du live. En attendant le lancement de la plateforme prévu pour février, on a été rencontrer Sacha Khayat, l’homme derrière le projet (et bientôt sur le devant de la scène).

Bonjour Sacha. Peux-tu nous présenter l’équipe derrière Openingstage ?

J’ai 25 ans et je suis le fondateur d’OpeningStage. J’ai fait des études d’entrepreneuriat, mais je suis avant tout un passionné du monde du spectacle. Depuis peu, un autre passionné a intégré le projet, Mickaël, 29 ans, avec qui nous partageons le même cursus et la même envie.

Quelle a été la genèse du projet ?

Depuis mon plus jeune âge, j’ai été initié au théâtre, aux concerts, one man shows… j’ai toujours aimé découvrir des artistes sur scène dans des endroits originaux. J’ai pas mal réfléchi depuis et j’ai fait un constat : La scène n’a pas – ou peu – évolué ces dernières années, alors dans le même temps tellement de choses progressent en se modernisant. Je fais donc un pari :  changer la manière de penser la scène !

De plus, malgré les événements tremplins mis en place, il est vraiment difficile pour un artiste de monter sur de “vraies” scènes. Nous devons donc aider les talents.

Enfin, l’apparition encore sous-exploitée du financement participatif… Une nouvelle manière de s’entraider et de laisser la parole à chacun.  Nous devons en profiter.

On sent une grosse ambition pour le projet – couverture nationale, ouverture à toutes sortes de talents – quels sont tes objectifs à long terme ?

Nous avons en effet l’ambition de dynamiser la culture dans chaque région française. OpeningStage dispose d’un système de géolocalisation qui permet aux internautes de connaître tous les artistes qui se produisent près de chez eux. Nous voulons permettre à un artiste de faire son spectacle, d’où qu’il vienne. Casser la barrière qui suppose qu’il faut monter à Paris pour monter sur scène est un de nos objectifs.

Vous avez déjà pu approcher des artistes ? 

Il faut savoir que pour le moment le site n’est pas encore en ligne et le sera courant février.

Cependant, la Launching Page ainsi que le Facebook ont été créés et on peut déjà constater un réel engouement de la part des internautes et des artistes. Nous avons déjà reçu énormément de profils (musiciens, humoristes, danseurs, magicien) de tout âge et de toute la France.

Dès la mise en ligne du site il y aura un large panel d’artistes proposés.

Tu me disais que la plateforme sera lancée courant février. Est-ce que tu peux me détailler son fonctionnement ? Si je répète mon one man show devant mon chat depuis des mois et que je me sens prêt à affronter la scène quelle est la marche à suivre ?

Comme tu le disais, on lance la plateforme courant février, on a ensuite prévu de monter un premier événement pour le lancement début mars et de monter ensuite très rapidement des projets scéniques partout en France.

Sur la plateforme cela se passera de la manière suivante :

– Un artiste s’enregistre en tant que tel sur la plateforme. Il remplit donc son profil sur lequel il va pouvoir se présenter aux yeux du grand public à l’aide d’un texte, de photos et de vidéos L’équipe OpeningStage valide (ou pas) son profil.

– Sur chacun des profils, il y aura un bouton like qui va nous permettre de connaître la « popularité » de l’artiste auprès des utilisateurs.

– Une fois qu’un groupe d’artistes a  atteint un certain nombre de likes, l’équipe OpeningStage propose un projet scénique avec un ou plusieurs artistes.

–  Le projet entre alors dans la partie financement et durant les deux mois suivants les internautes vont pouvoir nous apporter leur aide : ou financièrement via le crowdfunding ou en prenant en charge une prestation de service

Si les fonds ou les prestations nécessaires ont été récoltés, nous produirons le spectacle dans le mois suivant. Dans le cas contraire, les internautes seront remboursés.

À titre personnel, quels sont les lieux où tu rêverais de produire un show ? Et qu’est-ce qu’il y’a dans ton agenda concert pour les semaines à venir ?

Je vais voir D’Angelo le mois prochain ça va être fantastique. En revanche je suis dégoûté que les Black Keys aient annulé leur concert à Paris !

Les salle que je rêverais de remplir c’est évidemment les Zéniths français ou l’Olympia de Paris. Cet endroit est mythique et parfait pour n’importe quel type d’événement. J’ai été voir des spectacles magiques là bas, Charles Aznavour, Lauryn Hill, Justice…

Le club à remplir pour un tel spectacle, je verrais bien le YoYo dans le Palais de Tokyo. L’endroit est vraiment propice à monter des spectacles.

Pour un lieu un peu plus insolite, mon rêve serait d’organiser un spectacle dans les Arènes de Nîmes !

 

Artistes en devenir, gérant de lieu culturel, producteurs en herbe ou simple curieux, en attendant le lancement officiel du projet vous pouvez allez faire un tour sur le site ou le Facebook d’OpeningStage, régulièrement updaté par l’équipe.