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Les news séries de la semaine, épisode 14

– La transsexualité est définitivement le thème à la mode. Après Transparent, après le reality show New Girls On The Block et les derniers projets de Laverne Cox, le network TLC vient de commander 11 épisodes d’All That Jazz, autour du quotidien d’une adolescente répondant au nom de Jazz Jennings, et de sa famille. Diffusion pour cet été.

12 Monkeys est renouvelée pour une seconde saison puisque l’adaptation du film de Terry Gilliam a su séduire en moyenne 1,5 millions de spectateurs toutes plateformes confondues. SyFy devrait également se prononcer bientôt concernant l’avenir de Helix. Autre nouvelle, moins bonne cette fois (ou pas), Ascension n’a pas assez décollé pour une seconde saison : « Nous avons été très contents de la diffusion-évènement d’Ascension, mais avec tellement des séries de haut calibre en développement, nous avons décidé de ne pas poursuivre l’histoire » a commenté SyFy.

– Toujours dans les renouvellements, CBS fait d’une pierre trois coups avec ses comédies : Mom (saison 3), Mike & Molly (saison 6) et 2 Broke Girls (saison 5). Quant à The Big Bang Theory, on sait déjà que Sheldon et le reste de la bande resteront à nos côtés jusqu’à leur dixième saison. Le temps de voir Raj affirmer son homosexualité ou bien de voir Penny accoucher de triplés…

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– Du coup, Mr. Selfridge pointera aussi son nez avec une quatrième saison, dont la distribution mondiale s’étend sur plus de 150 pays. Enfin, pour en finir avec les prolongations de séries, la BBC a confirmé une 3ème saison pour The Fall. Une commande de cinq épisodes qui marquent le retour de Gillian Anderson et Jamie Dornan dans leur jeu du chat et de la souris.

– Ah oui, on allait oublier : le spin-off de The Walking Dead bénéficiera quant à lui d’une seconde saison, probablement sur la base de 6 épisodes + 13 épisodes en 2016. Oui oui vous avez bien lu, avant même la diffusion de son pilot. Toujours autant de mal à retenir la leçon ces zombies…

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Kevin Spacey semble plus que jamais impliqué dans la course à la présidence. L’acteur de House Of Cards sera le narrateur d’une fiction en six parties pour la CNN, autour des desseins machiavéliques des politiciens, en vue de l’élection 2016. Race For The White House pourrait être diffusée en même temps que la saison 4 de House Of Cards, dont on attend toujours le feu vert. Si Frank Underwood reste sans voix à l’issue de la saison 3, Kevin Spacey a bien promis de reprendre sa voix normale pour le docu-fiction.

– RIP Sam Simon, co-créateur des Simpson, à l’age de 59 ans des suites d’un cancer.

– L’adaptation du film Limitless en série s’offre Jennifer Carpenter (Debra Morgan dans Dexter) pour le rôle principal féminin. Elle incarnera Rebecca, une jeune femme dynamique qui a su rapidement gravir les échelons aux FBI mais qui ne semble pas avoir fait la paix avec son passé. Fuck. Just fuckin’ fuck.

– Autre annonce casting qui a de la gueule, Danny Trejo rejoint une autre adaptation de film, celle de From Dusk Till Dawn de Robert Rodriguez (Une Nuit En Enfer). Et il ne jouera pas un enfant de chœur, c’est garanti. La seconde saison est actuellement en tournage au Texas.

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– « Jus de l’eau », pour imiter nos amis japonais, pourrait s’engager à bord de la mini-série de Paolo Sorrentino (Il Divo). Jude Law incarnerait le pape dans sa jeunesse, d’où le titre The Young Pope. L’histoire suit un pape fictionnel, le premier italo-américain sur le siège du Vatican, lors de ses questionnements sur ses peurs, sur la recherche d’un sens à la vie et du besoin d’amour. L’un des producteurs de la série a comparé le personnage à Walter White, Tony Soprano et Frank Underwood, rien que ça.

– Même si la vidéo a tourné en boucle sur tous les réseaux sociaux, on ne résiste pas à vous poster la dernière bande-annonce de Game Of Thrones, parce qu’on sait que l’attente devient de plus en plus dure. RDV le 12 avril.

Review – Cold In July

C’est décidément de saison : après avoir été en lice à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes et au Festival de Deauville, Cold In July débarque dans les salles françaises.

Cold In July est le quatrième film de Jim Mickle (Mulberry Street, We Are What We Are), un habitué du cinéma d’horreur, et est adapté du roman de Joe R. Lansdale. L’histoire se passe en 1989, au Texas, lorsque Richard Dane (Michael C. Hall) père de famille menant une vie banale est réveillé chez lui en pleine nuit par un intrus, avant de l’abattre avec l’arme de son père.

Un sauvetage dû au hasard

Comme le second amendement de la constitution américaine l’autorise, Richard disposait d’une arme de protection et n’a pas hésité à s’en servir lorsqu’il en a eu besoin. Considéré comme un héros local pour avoir su protéger les siens, un malaise se fait rapidement sentir et Richard refuse de se réjouir d’un tel acte. Il admet ne pas avoir tiré intentionnellement, son doigt ayant seulement glissé, et n’est pas fier de la tournure des évènements.

Dans un pays où le lobby de la National Rifle Association, association prônant le port d’arme se fait sentir, on peut s’interroger sur le message que le cinéaste veut faire passer. L’arme est ici considérée par les habitants comme un élément sine qua non au bon déroulement de leur vie parce que « porter une arme fera de vous un homme », disent-ils. C’est donc en toute logique que Richard, jusqu’alors considéré comme un habitant chétif, un peu peureux, se voit acclamé par ses voisins, ravis de constater qu’il possède finalement une certaine virilité.

Un thriller sanglant qui casse les codes du genre

Mais le cauchemar du héros ne fait que commencer lorsque lui et sa famille se retrouvent subitement menacés par le père du défunt (Sam Shepard). Richard se rend compte alors qu’il réside dans une ville où la corruption de la police est monnaie courante et son acte semble peu à peu ne plus être le fruit du hasard.

Pour découvrir le fin mot de l’histoire, il est alors épaulé par un détective privé et éleveur de porcs peu commun (Don Johnson), où s’ensuit un règlement de compte sanglant. Là où le film diffère des thrillers du genre est que la bande-annonce, tout comme la première partie du film, nous laissent penser à une intrigue prévisible axée sur une histoire de vengeance personnelle. Détrompez-vous. À moins que vous ayez lu le livre, il vous sera difficile d’anticiper l’issue de l’histoire.

Le film oscille entre violence et humour noir, comme si Tarantino et les frères Coen s’étaient associés le temps d’un été. Ajoutez à cela une sordide histoire de pornographie et de meurtres et vous tomberez sur le film le plus déjanté de ce début d’année. Ici, les « gentils » et les « méchants » ne sont pas ceux que vous pensez et on casse rapidement les codes du genre.

Il est également étonnant de retrouver Michael C. Hall dans un rôle aussi singulier. Plus connu par le grand public pour son rôle de croque-mort dans Six Feet Under, et de serial killer dans Dexter, on a du mal à se faire à sa coupe de cheveux très « années 80 » et à son horrible moustache. On aimerait même parfois retrouver notre meurtrier préféré afin de donner un peu plus de courage et de ténacité à son personnage.

Le trio qu’il constitue avec les deux autres protagonistes est très bien amené, on se régale de cette association peu conventionnelle à les voir jouer aux bons samaritains à tout prix. On regrettera tout de même un certain machisme présent dans le film et une absence de personnages féminins mais qui dépeignent finalement très bien le Texas profond de ces années-là. Hormis cela, si vous aimez les bains de sang, les histoires alambiquées et les personnages complètement farfelus, ce film est fait pour vous.

The Fall, un serial killer à Belfast

The Fall c’est LA série policière britannique qu’il faut voir en ce moment. Si la série Hannibal a raté son pari, sa consœur britannique nous livre ici un meurtrier sans scrupules qui joue avec ses victimes et la police avec brio. L’action se déroule dans une Irlande du Nord encore marquée par les « troubles » où le crime reste parfois impuni. Présentation.

Si le serial killer qui est en vous est en manque et que vous avez déjà dévoré les saisons de Dexter, j’ai ce qu’il vous faut.

The Fall est une série britannique qui suit deux destins croisés, tout d’abord, Stella Gibson (Gillian Anderson, l’agent Scully dans X-Files) agent de la Metropolitan Police Service à Londres qui arrive à Belfast en Irlande du Nord pour réexaminer une enquête judiciaire.

Fraîchement débarquée, sa route croise celle de Paul Spector (Jamie Dornan, le shérif dans Once upon a time ou prochainement Christian Grey dans Fifty shades of Grey), serial killer qui s’attaque à des jeunes femmes actives brunes, d’une trentaine d’années en les étranglant.

Si la série peut s’apparenter à Dexter que je cite plus haut, il n’en est rien. Ici le serial killer tue des victimes innocentes et surtout on ne sait pas quel mal l’habite et la raison de tout cela. Homme rangé le jour, marié, père de deux enfants, il est psychologue spécialisé du deuil et tue ses victimes la nuit.

Ici, on ne sait pas trop où l’on va, la série ne suit pas un vrai fil rouge, puisque hormis une enquête policière sans grand intérêt en parallèle, on suit seulement Paul qui tour à tour suit, tue ses victimes et la vie de Stella à côté qui le traque avec acharnement.

On ne voit ici que la surface, que ce qui nous est montré, et on se met à supposer, à essayer de deviner ce qui a poussé nos deux personnages principaux à être les personnes qu’ils sont aujourd’hui, qu’a-t-il bien pu leur arriver ? On espère simplement avoir des réponses à nos interrogations avant la fin de la série.

La série est très prenante et je vous défie de commencer à regarder un épisode sans tomber dans les griffes du binge-watching.

La saison 1 compte 5 épisodes d’1h et la saison 2 est actuellement diffusée sur BBC Two.

On ne sait vraiment pas si la série pourrait avoir un avenir tellement elle diffère des séries de ce genre, mais en attendant elle remplit agréablement ses objectifs, alors n’hésitez plus !