Notre sélection des festivals d’Europe en Avril 2017

On enchaîne avec le mois de d’avril, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a pas mal de festivals sympathiques. La rédaction en profite pour vous délivrer les cinq endroits où il fera bon vivre pendant quelques jours :

 

1/ Time Warp

C’est sans nul doute le festival le plus populaire du mois d’avril. On commence ce marathon avec un coucher de soleil pour en ressortir avec le lever de celui-ci et attendre son apogée pour peut-être enfin bifurquer vers la sortie. Cette année encore, une ribambelle d’artistes vont se pointer dans les 6 hangars pour vous violer les oreilles. Ricardo Villalobos, Dixon, Laurent Garnier, Carl Cox ou encore Richie Hawtin se présenteront devant vous avec de très bonnes intentions.

 

2/ Sunwaves

Welcome Romania ! Pour tous les amoureux d’une house acidulée et d’une techno minimaliste, c’est le festival qu’il vous faut. C’est sur une plage roumaine que se déhancheront tous les festivaliers sous des morceaux distillés par Seth Troxler, Sonja Moonear, The Martinez BrothersRaresh et pleins d’autres. Ce rendez-vous est une sorte de pèlerinage pour tous les amoureux d’une musique électrisante.

 

3/ DGTL

Retour chez notre maîtresse Amsterdam pour un festival qui se veut de plus en plus écologique. Pour sa cinquième année, le DGTL veut aller encore plus loin et inciter aux comportements écologiques avec la mise en place d’une nouvelle «eco coin», la première monnaie écolo. Âme, Maceo Plex, Jamie Jones et plein d’autres se partageront les 6 scènes du festival situé dans des Docks.

 

4/ Caprices Festival

Quoi de mieux que de danser avec une vue donnant sur les montagnes suisses ? C’est le pari fou du Caprices Festival. En effet, cela fait 14 ans qu’il fait bouger les skieurs et les amoureux de musique.Réparti sur trois jours, le festival se divise en trois lieux, The Moon, installé spécialement pour l’évènement, le club Modernity, et le club d’altitude Cry d’ErMarco CarolaOsúnladeSven Väth et d’autres se partageront les platines pour vous faire danser partout dans les montagnes.

 

5/ Brox Festival

Petit nouveau, le Brox Festival s’annonce particulièrement chaleureux pour ce weekend de Pâques. Perché dans les montagnes françaises (Les 2 Alpes), il accueil une tripotée d’artiste français comme le trio/duo dOP, Leo Pol, Mézigue ou encore Flabaire. Se partageant deux scènes, la première est perchée en altitude pour des dj set de folie et la deuxième dans le village de la station pour des live à faire trembler les montagnes.

 

Next month le top 5 de Mai 😉

Sonus Festival 2017

Cela fait maintenant 5 ans que le Sonus Festival a posé ses valises sur l’île de Pag en Croatie. Cette année, il se déroulera du 20 au 24 aout et les plus grands artistes internationaux du monde s’y produiront.

Ayant participé à l’édition 2014, je peux vous confirmer que les organisateurs de cette fête ont trouvé l’endroit idéal pour se déhancher. En effet, il y a un nombre de plages et de spots pour se baigner incomptable, le meilleur Sound System du monde est présent, un public éclectique et du soleil à foison.

Située en pleine mer adriatique, la petite île qui accueille ce festival est quasiment désertique, sauf lors des étés entre juin et septembre où elle se transforme en une Ibiza bis.

 

Bien entendu, il n’y a pas que vos yeux qui vont en prendre plein la vue ! Vos oreilles vont être mises à rude épreuve avec cette année un Line-up toujours aussi pointu et cohérent. En 2017, les légendaires Richie Hawtin, Ricardo Villalobos, ou Sven Väth seront présents. Mais il y a aussi des étoiles montantes ou des étoiles qui brillent déjà comme K.O.D (Cabanne & Lowris), Hito ou Jackmaster. Mais ce que l’on adore aussi c’est de pouvoir voir des artistes locaux très peu connus du grand public comme Andrologic, Felver, ou encore Marina Karamarko.

 

 

Il faut aussi savoir que le festival n’est pas vraiment un festival car pour danser, il va falloir naviguer entre plusieurs clubs qui se partagent la programmation. En plus des clubs, des bateaux partent en mer certaines journées et vous savez quoi, le public peut aussi s’y rendre pour faire la fête en pleine mer. Mais ce n’est pas tout, des afters sont aussi concoctés par l’agence Cosmopop, et les after sont juste incroyable !

 

 

Pour y aller et en profiter un maximum il faut une petite enveloppe de 179€ pour le festival, prenez ensuite des billets de transports en avance histoire de payer le moins chère possible. Sachez que la vie sur place est plutôt abordable, mais un touriste reste un touriste donc ayez l’œil vif et déliez-vous la langue.

On se retrouve sur place !

 

 

Insomnia Rec, un label qui favorise vos insomnies

Dream Bigger Events, ça ne vous dit rien ?! Et pourtant, avant que ça devienne une société de production, c’est un groupe de potes passionnés de musiques électroniques avec comme chef de file, le très remuant et hypnotique Marwan Sabb, leader du label Insomnia Rec.

Cela fait maintenant 3 ans que ces jeunes passionnés sont derrière, devant et sur la scène afin de vous faire partager et de vous faire vibrer sur leurs nombreux événements. Et cette année on fête leur 3 ans !

C’est donc avec l’arrivée du printemps qu’ils ont décidés de vous faire danser au rythme d’une house pêchue et d’une techno minimaliste les 8 et 16 avril dans une salle mythique de Paris, la Machine du Moulin Rouge !

 

 

Habitué à créer des soirées « Warehouse » en banlieue proche de Paris avec comme fil rouge, faire danser leur public le plus longtemps possible dans des lieux d’exceptions. C’est avec un grand plaisir qu’ils ont prévu de faire la fermeture de leur troisième anniversaire dans le HALL A du Paris Event Center  !

Le 28 Avril s’annonce grandiose ! En effet, un closing monstrueusement long vous sera présenté avec comme artistes le légendaire Marco Carola qui distillera ses galettes au combien percutantes, et bien entendu, il sera accompagné de Marwan Sabb patron du label Insomnia Rec.

 

 

Après une année 2016 marqué par des événements hauts en couleurs avec comme exemple leur soirée d’Halloween où des artistes comme GESCU, Re-UP et Denis Kaznacheev sont venues distiller leurs meilleures galettes, le pari fou de la soirée “Sinestesi” où la ravissante Anja Schneider et l’adorable HollSön ont pu s’exprimer, ou encore lorsqu’ils ont invité le trio français Apollonia au Dock Eiffel un soir d’hiver

Mesdames et Messieurs, préparez vos parachutes car leurs 3 ans plus leur closing annonce de longues chutes du haut d’une ou plusieurs montagnes enneigées !!

 

LA BOUM DU BADABOUM

« J’en meurs, j’en meurs, je donnerais n’importe quoi pour être invitée à cette boum. N’importe quoi. » La Boum

Comme Vic, on meurt d’envie d’aller dimanche 19 mars à la boum du Badaboum pour une troisième édition sous le signe du bonheur. Et quoi de mieux pour finir le week-end qu’une après-midi en famille dans le club le plus cool de Paris ? Destinée aux enfants, petits et grands, la Boum fait découvrir la culture underground de papa et maman. Au programme ? Masomenos (la combinaison de Joan Costes, graphiste et DJ, et Adrien de Maublanc, producteur et ingénieur du son) fera danser vos bambins sur une « dance class » électro, digitale et interactive. Autant vous dire que le bal audio-visuel sera psychédélique. Ne laissez pas votre corps sur le dancefloor, Rilakkuma venu tout droit du Japon sera là pour vous désaltérer et vous rassasier au bar à cocktails. Si donner de la gambette ce n’est pas votre truc, le petit ours Rilakkuma a aussi prévu des animations « bar-à-ongles », tatouage et maquillage. Photos et surprises promettent de rendre ce moment « kawaii » inoubliable !

Fin du mois et porte-monnaie vide ? Aucune excuse, les entrées et boissons (sans alcool, mollo après samedi soir non ?) sont gratuites.

 

L’événement facebook
BADABOUM
2 bis rue des Taillandiers
75011 Paris

 

 

Notre sélection des festivals d’Europe en Mars 2017

Voilà la rédaction s’est décidée de vous présenter son top 5 des festivals à ne pas louper en France et en Europe (pas la peine d’aller sur un autre continent quand on n’a pas découvert toute la France et l’Europe) pour le mois de mars 2017.

Bien entendu ce classement est subjectif, il s’agit seulement de dresser une liste d’événements auxquels la l’équipe d’Un Jour souhaite y participer. Du coup on vous le fait découvrir.

1/ Rewire

Les Pays-Bas sont connus pour beaucoup de choses, même au niveau des festivals, avec les Dekmantel, Awakening et j’en passe. Mais au printemps, à la Haye sur un weekend le festival nous présente une multitude d’artistes venant de tous les horizons en couvrant des styles musicaux comme le Jazz, la Pop, le neo-classique…   A ne surtout pas louper !

 

2/ Mutek.es

Même si vous êtes un fervent défenseur du PSG, vous ne devez pas passer à côté de ce festival qui se situe à Barcelone. Cela fait maintenant huit ans que la collaboration entre le Québec et Barcelone se passe toujours aussi bien et on espère que ça va continuer ! Au rendez-vous, une programmation pointue, des dj’s internationaux et des concerts/showcases dans divers lieux de la capitale catalane.

 

3/ Sonar Istanbul

Le Sonar se déplace et couvre maintenant, la nouvelle Constantinople. En effet, pour cette année 2017 le Sonar se déplace dans diverses villes du monde et c’est à Istanbul le temps d’un Weekend que vous pourrez vous divertir avec des artistes de renom comme Moderat, Nina Kraviz… qui plus est dans des lieux insolites !

 

4/ Convergence

Pendant une semaine Londres accueille ce festival. Entre showcases, concerts, discussions, ateliers et projections vous allez avoir de nombreuses activités pour vous défouler dans la capitale anglaise. Enter un fish and chips, une bière dans un pub et l’hôtel vous trouverez bien le moyen de vous éclater.

 

5/ Zeezout

Petit dernier des festivals sur la capital Hollandaise, le festival commence à se créer un petit nom. On vous laisse le découvrir pour nous et nous faire un petit retour rapide.

 

Next month le top 5 d’Avril 😉

Un nouveau projet pour l’oncle Ben

Ben Klock le patron du label Klockworks et figure emblématique du Berghain, club berlinois va se lancer dans une idée assez folle mais que l’on a hâte de découvrir. Au printemps, il va inaugurer dans le nouveau club Londonien, Printworks son projet audiovisuel PHOTON !

Avec la création de son label, Ben a pu créer et peaufiner une Techno Industrielle feutrée et soutenue. Le titre “Subzero” en est la preuve ultime.

Préparez vous pour le 30 Avril prochain à une expérience multi-sensorielles en compagnie des ses copains, en commençant par son acolyte Marcel Dettmann, un live de Planetary Assault Systems, Ben Sims, Dax J et Etapp Kyle

On peut donc dire que ce sera un dimanche pour le moins en contradiction avec nos habitudes (#chillance du dimanche). Ouverture à midi et fermeture à minuit, 12h que vos yeux et vos oreilles ne vont pas regretter.

 

Harrison BDP

 

J’ai découvert Harrison BDP par hasard sur la chaîne youtube Slav (Merci encore) et je dois dire que j’ai tout de suite accroché au style. Encore un talent qui nous vient directement du Royaume-uni. De la House music comme on l’aime, on sent que ce jeune Gallois est rempli d’influences des 90’s.

Il se lança dans la musique électronique à l’âge de 14/15 ans, son père lui acheta ses premières platines à 16 ans et tout commença. Quand il débuta en tant que DJ, la Deep House était sa première réelle immersion dans l’electro, ce n’est que vers ses 18 ans qu’il se tourna vers la House et que cette passion pour celle-ci se développa. En effet, il passa la plupart de son temps à écouter des classiques des années 90, comme le parrain de la House music Kerri Chandler ou encore Ron Trent.

A 21 ans il décide de se lancer dans la prod’ et le voilà maintenant avec son EP Isolation qui est sorti en Janvier 2017. Mais il ne s’agit que du début pour se jeune producteur et je sens que si il continue sur cette impulsion, nous entendrons beaucoup parler de lui.

Ce que j’ai le plus apprécié à la première écoute d’un de ses titre, qui était “Decompression“, c’est la sonorité de la ligne de basse. En effet, je trouve qu’il lui a donné une résonance bien particulière, assez goovy pour qu’on ait envie de bouger dessus et en même temps un peu ‘sombre’, pour qu’on se sente immergé. On l’a retrouve aussi dans son track “It’s foggy outside”. Une basse qui nous envahit et il nous plonge dans son univers, qui mérite qu’on y fasse un détour. Je vous conseille d’aller écouter son EP et ses autres prod’, et il n’y a plus qu’à attendre les prochaines! Pour ceux et celles qui connaissent ou/et qui aiment, il y a de fortes chances que Harrison BDP fasse un petit saut sur Paris, dans le courant du mois de Mai 2017!

En conclusion, comme on dirait en anglais Keep an eye on him i think he worths it!

Interview d’Aymeric et Hugo, les organisateurs du Brox Festival !

Qui est ce qui a dit qu’en Avril le ski c’est nul ? Et bien ce n’est pas nous, ni la station des 2 Alpes, ni même le Brox Festival, qui proposera aux skieurs-teuffers un weekend alliant les plaisirs du ski et l’amour de la musique.

C’est donc du 14 au 17 Avril que se tiendra le Brox Festival ! Si le nom ne vous dit pas grand-chose, voire rien du tout, c’est tout à fait normal. En effet, les organisateurs sont tout nouveaux dans l’univers de la création de moments magiques.

Nous sommes allés à leur rencontre afin d’en savoir plus à leur sujet et sur le Brox, et, par la suite on vous proposera un petit jeu-concours.

 

Un Jour : Comment est née l’idée de faire un festival ?

Aymeric : Alors ça s’est fait de façon assez rapide. C’était une après-midi, j’étais chez un ami (Sébastien), on discutait de tout et de rien et puis à un moment dans le fil de la discussion, l’idée de créer un festival arrive à nos bouches. Je lui demande s’il a déjà eu l’occasion de travailler avec des personnes qui ont déjà monté ou organisé quelques choses de semblable, et vous savez ce qu’il me rétorque « Non ». Il me renvoi ma question dans la figure, et j’ai la même réponse que lui. On éclate de rire et on se dit allez go on se lance dans cette aventure.

Hugo : Tout de suite derrière, je reçois un coup de fil d’Aymeric. Il commence à me parler de son idée avec un optimisme à toute épreuve. Du coup, je me chauffe et c’est à ce moment-là qu’on va mettre toute notre énergie pour monter de A à Z le Brox Festival.

 

Un Jour : Vous avez choisi la station des 2 Alpes, pourquoi ? Et contrairement aux autres évènements similaires vous avez fait le pari du weekend, c’est un choix ?

Aymeric : La station des 2 Alpes a été trouvée très rapidement. Sébastien vit dans la région. Personnellement je vais skier dès que je peux là-bas, car on peut allier ski et bonne ambiance tout au long d’une journée. D’ailleurs, la station a été élu à plusieurs reprises « Meilleures station de ski pour son ambiance ». Toutes ces choses, nous ont amené à choisir cette station.

Hugo : Aymeric est trop pudique pour le dire, mais il a un Tour Opérateur spécialisé dans l’organisation de voyages collectifs à la montagne appelé « Snowmind » et ils sont en partenariat avec plusieurs stations de ski dont les 2 Alpes. C’est d’ailleurs pour ça que l’on peut proposer autant de services à nos festivaliers.

Justement concernant le choix du weekend et pas de la semaine, c’est un parti pris que l’on assume. On ne souhaitait pas le faire en semaine car trop long et trop volumineux pour notre premier festival. Et puis au départ, comme le mentionnait Aymeric, on voulait le faire plus-tôt dans l’année mais pas possible pour diverses raisons. Du coup on a discuté avec la station et il nous on dit « Avril on a rien de prévu, on peut faire un closing de la saison avec vous si vous le voulez ». A partir de là, on a sauté sur l’occasion avec le weekend de Pâques qui nous a tendu les bras (rire).

 

Un Jour : Vos offres sont structurées de façon chirurgicale, comment vous avez réussi à monter toutes ces possibilités ?

Aymeric : Comme l’a dit Hugo, à côté j’ai un Tour Opérateur, snowmind. Et, c’est grâce à ça que l’on peut proposer des tarifs avantageux avec des services où pratiquement tout est compris.  Le but c’est de faire découvrir la station et le festival en accompagnant du début à la fin nos festivaliers.

Hugo : C’était important de pouvoir proposer des offres comme celles-ci car on ne vise pas seulement la région mais toute la France, voire même les étrangers si l’envie leur prend.

 

Brox Festival Official Teaser

[ TEASER ] Brox Festival Du 14 au 17 avril 2017➤ Tickets : http://bit.ly/BroxFestivalWeezevent♬ Music : Christian Burkhardt – Delight (Original Mix)Avec TSUGI – Trax Magazine – Generator Hostels – Les 2 Alpes – Snowmind – Panobar Les 2 Alpes – Sauvage – The Arts Factory MagazineVidéo : Dazone Production

Publié par Brox Festival sur mardi 3 janvier 2017

 

Un Jour : D’ailleurs vous attendez combien de personnes pour ce premier festival ?

Aymeric : On ne veut vraiment pas exploser les compteurs lors de cette édition. Enfin, on ne va pas se mentir, si plus de 2 000 personnes viennent on sera plus que satisfait. Mais à l’heure actuelle si on a 1 500 réservations avant le 14 c’est déjà bien.

Hugo : Le but ce n’est pas de créer un festival qui ramasse une pelle de personnes. On veut vraiment créer quelques choses de parfait sur une courte durée pour ne pas se disperser. Le but est de créer de l’expérience, du souvenir, bien au-delà de la musique.

 

Un Jour : Assez parlé de l’organisation, on va parler du Line Up maintenant. On remarque qu’il s’agit pratiquement d’artistes français, c’est un choix de faire du Made In France ?

Aymeric : Ah ah ah ! Avant toute chose, il n’y a aucun rapport avec le Made In France d’Arnaud Montebourg. Plus sérieusement, l’idée est vraiment de faire un festival dans une station française à fort potentiel, afin de faire vivre l’économie locale tout en proposant aux festivaliers des artistes français peu ou pas connus du grand public.

Hugo : Oui comme l’a dit Aymeric, on souhaite valoriser la scène française. On a un vivier important, donc pourquoi ne pas en profiter. Les artistes que l’on va faire venir sont effectivement tous français, sauf 1, à vous de deviner justement (rire). Mais c’est avant tout une programmation réfléchie, pensée à la fois pour la population Rhône–Alpes, jeune et sportive et à la fois pointue, pour une population étudiante exigeante.

 

 

Un Jour : Pouvez-vous nous donner des petites explications sur le festival en lui-même. Le surplace ?

Aymeric : Alors pour commencer, il y aura deux scènes. L’une sera composée spécialement de Live et l’autre de Dj set. Le Panobar situé à 2 600 m d’altitude, est capable d’accueillir plus de 1500 personnes et c’est ici que l’après-midi les artistes comme Mézigue et Flabaire de D.ko RecordsHenø et Col. J de Neighbor Hood Records, Neumodel de Armada Music, Seamus & Charline de Imported Paris et The Arts Factory Magazine se produiront.

Hugo : La deuxième scène, qui sera donc la scène principale sera installée à l’extrémité des Deux Alpes afin de nous garantir une vue sur toute la vallée. Attention les yeux !

C’est ici que le gros se passera, il y aura les Live du trio français dOP, de Leo Pol, de The Superman Lovers, des Fils du Calvaires, de l’allemand Christian Burkhardt et pleins d’autres. Il y aura au niveau du Village de nombreuses installations étonnantes qui rendront services avec notamment des Foodtrucks locaux, un Chill Out spécialement conçu par le collectif Triple D (il s’est entre autres occupé des Chill Out du Weather, la création de toute la friche Richard Lenoir qui s’est déroulé au coeur de Paris l’été dernier), un system de cashless sera instauré sur les deux scènes (au niveau du Panobar, le cashnormal sera aussi accepté).

 

 

Un Jour : Que des choses sympathiques que vous nous proposez. Mais d’ailleurs le vous c’est qui ?

Aymeric : On va utiliser une métaphore, l’iceberg. Sur la partie submergée, il y a 4 personnes :

  • Sébastien, qui gère la partie locale du festival, mais il est surtout l’organisateur principal du festival et propriétaire du PanoBar qui accueille une des deux scènes du festival.
  • Hugo qui se présentera tout seul
  • Vincent qui s’occupe de la Direction Artistique
  • Et moi, je m’occupe de la partie commerciale du festival pour simplifier la lecture (rire)

Hugo : Toujours pour simplifier la lecture, je m’occupe de la communication du festival, donc Réseaux Sociaux, Partenariats, Relations Presse…

Mais dans la partie immergée de l’iceberg, il y a beaucoup plus de personnes et on pense fort à eux. Au final on est comme une deuxième famille.

 

Un Jour : Si vous deviez résumer le festival en une phrase ?

Aymeric : C’est un festival où nous organisateurs avons voulu créer un moment unique pour les festivaliers, avec des artistes français, dans une station française tout en respectant la nature.

Hugo : Une histoire de famille que l’on propose à toutes les personnes qui veulent venir se défouler avec nous que ce soit sur la piste de ski ou la piste de danse !

 

Un jeu concours va être lancé d’ici peu de temps donc restez attentif  !

Review: La La Land

Réalisateur: Damien Chazelle

Acteurs: Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend, J.K. Simmons

Genre: Romance, Comédie musicale

Nationalité: Américain

Date de sortie: 25 janvier 2017

Durée: 126mn

 

 

 

 

Probablement par pure esprit de contradiction, j’ai une nette tendance à me méfier de ces œuvres artistiquement calibrées pour les Oscars (on dénombre déjà pas moins de 14 nominations), dont la campagne promotionnelle oppressante (car omniprésente) créée un bloc massif d’engouement venant à la fois de la part de la presse et des spectateurs. Quand on se sent «obligé» d’aimer un film qui fait consensus, j’aurai fatalement besoin de chercher la petite bête. Or, La La Land est tout de même surprenant… Je dois tout de même dire que j’ai passé un bon moment, mais si le film n’est pas exempt de défauts… Malgré le nombre incalculable de citations aux grands classiques de la comédie musicale, ce long-métrage reste très franchement inégal.

 

Synopsis:

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.

 

D’entrée, ce qui gêne dans La La Land reste probablement ce fétichisme envers l’âge d’or hollywoodien assez entêtant, voir carrément redondant. Car oui, La La Land convoque des hommages si lourdement qu’il est difficile de ne pas entrer dans la comparaison. Que Damien Chazelle le veuille ou non, il se mesure forcément aux Demy, Donen, Minnelli… Que ce soit au niveau de la BO de Justin Hurwitz, totalement banale et facile, ou encore des chorégraphies généralement pauvres ; on reste du coup dans ce cadre peu original et finalement peu attachant, par rapport à tous les modèles évoqués durant tout le long du film. Pour revenir brièvement à la BO, Justin Hurwitz semble se contenter de peu, en répétant à plusieurs reprises les mêmes thèmes (en changeant très légèrement les variations autour) et crée ainsi une partition joli certes mais ô combien ennuyante. Quant aux prestations à proprement parlé, Ryan Gosling et Emma Stone font de leur mieux, mais le résultat n’est pas à la hauteur de ce que la promotion nous vantait. Emma Stone aura ceci dit le mérite de chanter juste (bien que faiblement). C’est bien plus compliqué pour Ryan Gosling qui, cela dit, aura eu la «chance» d’avoir une chanson composée de 3 notes 1/2 pour limiter la casse (City of Stars). Malheureusement, leur manque de prestance vocale et de coffre est assez raccord avec la part réaliste du film, mais cela dessert complètement le côté comédie musicale. On s’étonne également que le jazz ne soit pas plus mis à l’honneur, surtout quand le personnage principal s’en dit «puriste»… On essaiera aussi de fermer les yeux face au désastre que représente le développement des personnages secondaires (rip J.K. Simmons), comme si chacune de leur présence était purement anecdotique. Finalement, ce qui est assez décevant aussi, c’est de se dire qu’un film de la stature de La La Land n’arrive pas à engendrer autant d’émotions que les œuvre auxquelles il aime tant se référer.

 

 

 

 

Le visuel

Toutefois, un des atouts principales (et indéniable) de La La Land reste très certainement son esthétique qui fait directement échos à ses prédécesseurs, les comédies musicales des années 50 et 60. En effet, ce travail très contrasté des couleurs fascine notre rétine et nous rappellent les œuvres de Jacques Demy (la scène d’introduction par exemple, qui fait référence à celle des Demoiselles de Rochefort) ou encore Vincente Minnelli (le final qui, bien évidemment, est directement inspiré de celui d’un Américain à Paris). De plus, on notera le travail très évocateur des costumes qui renvoient instinctivement à un sentiment bien précis.

En effet, dans La La Land, les couleurs ont un rôle et une signification bien précise, et seront en constante évolution tout le long du film. Le format chapitré sous forme de saisons marque les transitions entre ces diverses couleurs, et parallèlement entre les sentiments des personnages principaux. Durant toute la première partie, on remarque le travail sur les couleurs primaires (bleu, jaune et rouge), notamment à travers les costumes. Ainsi, la robe bleue de Mia est l’expression des rêves, du fantasme, de la candeur et du besoin de découverte de ce personnage. La robe bleue, qui transitera vers la robe jaune, symbolisme de la joie, de son ouverture à l’amour (cf la première scène de danse entre Mia et Sebastian, et les débuts de leur relation), mais également de sa confiance en soi (on notera cependant la redondance du bleu à travers l’éclairage ou autres textures, qui baigne nos personnages et rappelle doucement la part onirique de chaque scène). 

Puis avec sa deuxième partie, le film devient alors un traité acerbe de la désillusion amoureuse sur un fond caractérisé par les aspirations professionnelles contrariées. Les couleurs deviennent alors plus ternes, plus proches de la réalité. On s’affranchit petit à petit de l’aspect comédie musicale pour laisser place à un plus grand réalisme.
On notera également que l’esthétisme de La La Land n’est pas sans rappeler celle du peintre naturaliste Edward Hopper (dont on aperçoit un tableau à un moment). Les plans nocturnes rappellent particulièrement certaines de ses œuvres comme «Nighthawks» , «New York Movie», ou encore «Summer». On note une prédominance des couleurs primaires, un travail important sur la lumière (souvent isolée, actrice à part entière de la scène qu’elle illustre), ainsi que des couleurs très contrastées. Le parallèle devient évident, en particulier avec la scène de danse entre Mia et Sebastian, après l’observatoire.
Toute la fascination pour les paysages urbains, l’Amérique, qu’avait Edward Hopper, se retranscrit parfaitement aussi dans l’œuvre de Damien Chazelle.
On peut également faire un parallèle avec l’esthétique de Paris Texas (Wim Wenders – 1984) et ses lumières artificielles aux teintes très saturées.

 

 


Les allers retours entre réalité et fantasmes, illusions et vérité

Mais là où le film devient tout de même bon, c’est lorsqu’il se détache de ses parties chorales. Effectivement, la seconde moitié du film distille lentement mais sûrement une impression plus amère. En effet, à travers Los Angeles et Hollywood, symbolisme des rêves qui se réalisent, Damien Chazelle amène une poignante allégorie des illusions perdues, autour de cette machine à rêves. Le film quitte ce conte musical féerique, pour atterrir dans la réalité, celle des difficultés économiques, du renoncement, des promesses non tenues, des rêves brisés. Se pose alors un questionnement assez intéressant… Doit-on renoncer à son intégrité artistique le temps de se donner les moyens de concrétiser un rêve? A quel moment l’espoir d’un métier devient-il un fantasme? Là, réside véritablement tout l’intérêt du film… Car derrière l’emballage éclatant et bariolé de ce conte, se cache un récit fataliste sur la poursuite des rêves.

A ceci s’ajoute une histoire d’amour contrariée par la dure réalité de l’existence (mais assommée par de trop nombreux clichés malheureusement). Effectivement, la vision de Damien Chazelle sur l’amour demeure assez cynique. Notamment dans la scène finale qui, sous forme de flashback, laisse entrapercevoir les fantasmes (ou les regrets) de Mia et/ou Sebastian. Cette séquence est toutefois très intéressante car, en plus d’être non conventionnelle, elle souligne le fait que la vie apporte sont lot de désillusions, surtout lorsque l‘on souhaite se réaliser individuellement. Permettant ainsi à chacun de s’élever, et finalement de se sentir mieux qu’avant. L’épanouissement individuelle est possible, ainsi que le bonheur, loin des happy ending classiques, de l’amour éternel et d’un être idéal qui n’existe pas.

 

 

Petit drame sentimental (en demi teintes) maquillé assez sublimement en grand film de l’âge d’or Hollywoodien,  qui a le mérite de mettre en lumière les grands classiques, mais aussi de dénoncer la machine à rêves hollywoodienne qui amène à l’aliénation et aux désillusions.

 

Retour sur images avec “Whiplash”, la fureur du Jazz

Réalisateur: Damien Chazelle

Acteurs: Miles Teller (Andrew Neiman), J.K. Simmons (Terence Fletcher), Paul Reiser (le père d’Andrew), Melissa Benoist (Nicole), Austin Stowell (Ryan), Nate Lang (Carl Tanner), Chris Mulkey (Oncle Frank), Damon Gupton (M. Kramer)…

Genre: Drame, Musical

Nationalité: Américain

Date de sortie: 24 décembre 2014

Durée: 1h47

 

Après la sortie du second film de Damien Chazelle, je me suis dit qu’il serait bon de revenir sur son premier long métrage et son premier chef d’œuvre si j’ose dire…J’ai bien sur nommé Whiplash.
Whiplash, c’est des nominations à n’en plus finir, des récompenses toutes aussi nombreuses, des éloges à profusion, et des ovations suscitées de partout… Ce film a très certainement marqué et fait l’unanimité en 2014, dans l’industrie cinématographique.

Synopsis:

Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

 

 

Whiplash est un sacré moment de cinéma, tout en étant une expérience musicale inoubliable. Effectivement, cette dernière ne se résume pas à être une simple bande originale… elle prend ici une place majeure. Chaque instrument, chaque note de musique, sont personnifiés, et accaparent la vedette de ce film.

Vedette partagée également à travers le duo sans fausses notes,formé par le très talentueux Miles Teller et J.K. Simmons (tout bonnement fantastique). Ces derniers nous délivrent un face à face éreintant ainsi qu’un véritable duel psychologique assez oppressant pour le spectateur ; les plans toujours très rapprochés nous plonge au cœur même de la passion pour la musique pour le meilleur comme pour le pire. Car oui…devant Whiplash, on souffre, on retient son souffle entre chaque affrontement, on ressent toute cette atmosphère étouffante, accablée par la passion. Tout y est exacerbé, intense, violent. Mais qu’est ce qu’on adore détester cette ambiance et J.K. Simmons (alias Sergent HartmanFull Metal Jacket pour les connaisseurs). Quoi qu’il en soi, que l’on soit mélomane ou non, il est difficile de rester insensible face à la démonstration viscérale de cette enseignement si douloureux. La course à la persévérance, la grâce et le génie de nos deux géants se terminera finalement par une dernière confrontation, un duel au sommet, complètement électrisant.

Visuellement, Whiplash nous délivre une esthétique magnifique, aux couleurs cuivrées qui se marient parfaitement avec les gros plans sur les instruments. Sans oublier la mise en scène léchée, mise en parallèle avec les états d’âmes de Andrew (Miles Teller) faisant grimper crescendo la tension tout le long du film.

Est-il également nécessaire d’évoquer les séquences musicales aussi impressionnantes que jouissives pour nos oreilles? Notre pied bat la mesure tout comme notre cœur bat la chamade face à ce large panel d’émotions.

 
Enfin, on comprend bien que l’intérêt de Whiplash n’est donc pas nécessairement dans son scénario (somme toute assez simple) mais bien dans sa façon de le raconter, et surtout dans les sensations qu’il procure.