The Peacock Society 2017, deux jours d’orbite.

Un Jour s’est rendu à la Peacock Society ce 17 et 18 février. Et c’était pas de la tarte.

Vendredi en deux tons (mineurs).

K-way et Docs Martens aux pieds, ma super team de copains et moi sommes prêts à suer tout le week-end sous les grandes halles du Parc Floral. Arrivés vers minuit, les premières vagues electrofunk de Fatima Yamaha se font déjà entendre. Ça se bouscule au portillon, le public a l’air d’avoir été mis en quarantaine depuis Noël. On s’active alors à la Warehouse où le DJ Bas Bron (Fatima donc) lance « What’s a Girl To Do». Belle entrée en matière. En plus du morceau phare éponyme, Fatima nous électrise sur « Between Worlds » de l’EP de 2004, et sur des morceaux plus récents comme « Plum Jelly » et « Half Moon Rising ». Après quelques pas d’échauffements, la meilleure team se dirige vers le bar où, à ma grande surprise, les barmans tirent plus vite que leur ombre. La tripotée de bières dans nos bras, nous nous dirigeons vers le set de Paula Temple. Et nous décidons de camper là. Paula Temple est le set le plus efficace de ce vendredi soir. Bonnes pépites et set cohérent, nos gambettes ne s’arrêtent plus.

Ambiance anxiogène où quelques pickpockets et gamins camés viennent perturber mes pas de danse endiablés. Faisant abstraction des détraqués, le live de Bjarki s’enchaîne, petit protégé de Nina Kravitz. Notre avis reste mitigé sur un live plutôt décousu, entre passages breakés et jungle limite. Du coup les gambettes, c’est plus trop ça et nous préferons aller manger un bout, histoire de se ressourcer avant Ben Klock. Les food-trucks sont présents pour remplir nos gosiers affamés : hot-dogs, burgers… Entre grosse saucisse et veggie burger, mon cœur balance. On se pose donc au chill-out (aussi nommé Pavillon des Chênes) afin de se délecter, et enregistrer son petit mot sonore pour la chaîne Viceland. Nous nous baladons ensuite pour découvrir l’étendue du site. Pas loin, des bains chauds sont mis à disposition pour les plus bouillants d’entre nous. On y trempera pas un doigt, vue la chaleur hivernale parisienne. Retour sur la scène techno, Ben Klock joue un set plutôt classique, qui finalement nous déçoit. A noter tout de même la qualité de la sono qui a fait vibrer nos tympans.

Retour à la casa, sans batterie. Heureusement une ribambelle de taxis avaient prévu le coup et tous nous attendent, comme papa à la sortie de l’école. Une bonne nuit de sommeil est de rigueur, pour redémarrer du bon pied le samedi soir.

Samedi en fanfare.

Round 2, retour à la case départ. Une entrée fluide puisque cette fois-ci nous arrivons beaucoup plus tard. Plongés tête la première sur un dancefloor endiablé, à coups de beats de Lena Willikens. DJ incontournable de la scène internationale, on a suivi aveuglement son set entre raretés asiatiques et pépites club. D’une intuitivité rare, la Squarehouse faisait l’unanimité. Campés de nouveau à la Warehouse, Seth Troxler commence son set. Un peu déçus de sa performance, nous faisons un tour au ciné-club. Nous écoutons, ou plutôt nous gobons, les mots et dires de Modeselektor racontant sa musique et la scène techno en général. Puis vient son set. Et cette fois-ci, nous gobons sa musique. Ça secoue des mains, ça gigote la tête. Espace-temps hors du temps. Il est LA réussite de ce week-end, sans détour. Le public danse, est en transe. Les corps déchaînés se mêlent et s’entremêlent au fil des pépites enchaînées, encore mieux qu’un collier de pâtes. Des flashes de la soirée : lumières foudroyantes, sourires inopinés, cheveux en folie.

Et pour bien nous achever, ÂME 2 ÂME lance un tour de magie. Dans un regain d’énergie, son set parfaitement maîtrisé nous tient en haleine jusque 7h du matin.

Le soleil se lève, et tout le monde suit le chemin du retour. Entre nouveaux couples qui se demandent s’ils vont rentrer ensemble et groupes de copains en quête d’after, le sacro-saint dimanche se termine en douceur.

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Manon Beurlion

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