Retour sur images avec « Whiplash », la fureur du Jazz

Réalisateur: Damien Chazelle

Acteurs: Miles Teller (Andrew Neiman), J.K. Simmons (Terence Fletcher), Paul Reiser (le père d’Andrew), Melissa Benoist (Nicole), Austin Stowell (Ryan), Nate Lang (Carl Tanner), Chris Mulkey (Oncle Frank), Damon Gupton (M. Kramer)…

Genre: Drame, Musical

Nationalité: Américain

Date de sortie: 24 décembre 2014

Durée: 1h47

 

Après la sortie du second film de Damien Chazelle, je me suis dit qu’il serait bon de revenir sur son premier long métrage et son premier chef d’œuvre si j’ose dire…J’ai bien sur nommé Whiplash.
Whiplash, c’est des nominations à n’en plus finir, des récompenses toutes aussi nombreuses, des éloges à profusion, et des ovations suscitées de partout… Ce film a très certainement marqué et fait l’unanimité en 2014, dans l’industrie cinématographique.

Synopsis:

Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

 

 

Whiplash est un sacré moment de cinéma, tout en étant une expérience musicale inoubliable. Effectivement, cette dernière ne se résume pas à être une simple bande originale… elle prend ici une place majeure. Chaque instrument, chaque note de musique, sont personnifiés, et accaparent la vedette de ce film.

Vedette partagée également à travers le duo sans fausses notes,formé par le très talentueux Miles Teller et J.K. Simmons (tout bonnement fantastique). Ces derniers nous délivrent un face à face éreintant ainsi qu’un véritable duel psychologique assez oppressant pour le spectateur ; les plans toujours très rapprochés nous plonge au cœur même de la passion pour la musique pour le meilleur comme pour le pire. Car oui…devant Whiplash, on souffre, on retient son souffle entre chaque affrontement, on ressent toute cette atmosphère étouffante, accablée par la passion. Tout y est exacerbé, intense, violent. Mais qu’est ce qu’on adore détester cette ambiance et J.K. Simmons (alias Sergent HartmanFull Metal Jacket pour les connaisseurs). Quoi qu’il en soi, que l’on soit mélomane ou non, il est difficile de rester insensible face à la démonstration viscérale de cette enseignement si douloureux. La course à la persévérance, la grâce et le génie de nos deux géants se terminera finalement par une dernière confrontation, un duel au sommet, complètement électrisant.

Visuellement, Whiplash nous délivre une esthétique magnifique, aux couleurs cuivrées qui se marient parfaitement avec les gros plans sur les instruments. Sans oublier la mise en scène léchée, mise en parallèle avec les états d’âmes de Andrew (Miles Teller) faisant grimper crescendo la tension tout le long du film.

Est-il également nécessaire d’évoquer les séquences musicales aussi impressionnantes que jouissives pour nos oreilles? Notre pied bat la mesure tout comme notre cœur bat la chamade face à ce large panel d’émotions.

 
Enfin, on comprend bien que l’intérêt de Whiplash n’est donc pas nécessairement dans son scénario (somme toute assez simple) mais bien dans sa façon de le raconter, et surtout dans les sensations qu’il procure.

 

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Ines

Citoyenne du monde, cinéphile, dessinatrice, rat de bibliothèque et mélomane à temps complet.

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