Report électrisant du Weather Winter 2016

On vous avait annoncé le retour du Weather Winter. On nous avait promis une belle édition. Promesse tenue par Surpr!ze pour une soirée incroyable, durant deux jours de techno et de teuf.

Dès la ligne 7, l’ambiance est électrique et le public du Weather est comme d’habitude : beaucoup trop chaud. Arrivés à minuit au Paris Event Center, on entend à plusieurs mètres le son résonner depuis les hangars. L’attente fut longue mais non des moindres interminables ; bières à la main, nous essayons de nous faufiler parmi les mouvements d’une immense foule déchaînée. Passés l’entrée, déjà plus de batterie. Heureusement, nous avons une technique festivalière ingénieuse qui nous permet de nous retrouver sans téléphone ; un tournesol géant qui avait déjà fait l’unanimité au Weather Festival 2016 et 2015. Le seul léger problème c’est si tu es du genre pisto, tu ne peux pas avoir une crampe au bras et tenir la fameuse fleur. On te conseille plutôt le voguing, à bon entendeur.

Tous regroupés autour de notre super technique, nous avançons d’un pas euphorique dans le premier hangar. La taule suinte aux coups du set contemporain de Marcel Dettmann qui était présent à la première édition de Montreuil. Lancement illico au Berghain et les Portes de la Villette se retournent en un immense Berlin des années 2000. Le soundsystem, géré par la marque française L-Acosutics, est d’une qualité pure et galvanisante grâce à la diffusion en série K. A la scénographie, l’équipe de Surpr!ze a mis le paquet en s’associant avec Giglam. Délabrée, urbaine et underground, le DJ est entouré de voitures brûlées. Quant au show de lumières, il s’accorde parfaitement à chaque sonorité acid envoyée. Après un set électrisant nos corps, vient l’incroyable live/Dj set hybride de Peter Van Hoesen & Donato. Deux maîtres de la techno dont la réunion est rare, ce qui a complètement transcendé la foule. Plein les pattes et comme une envie de discuter un peu, nos jambes douloureuses se posent à l’espace chill, sur le côté de la scène B. Astucieux car on peut à la fois se reposer, entendre le son, et discuter.

Nous passons à l’autre hangar. Entre les deux, le froid et les innombrables perdus qui errent en recherche d’eau, de soutien. J’en rattrape un au vol qui ne saurait manquer de rendre ses tripes. Nous rencontrons quelques personnes, encore en pleine forme et nos discussions divaguent d’Arte à la photographie. Nous décidons de nous relever avant de frôler le drame national d’une éventuelle douche dégobillée. A quelques pas, une belle installation de foodtrucks dont l’indétrônable Camion Qui Fume et un point d’eau nous permettent de tenir le coup. Au bar, grâce à notre rechargement cashless, tout va très vite. Pour notre plus grand plaisir du gosier (et pas du foie), nos pichets de bières se vident aussi vite qu’ils sont arrivés dans nos mains. Le froid nous rattrape et plus précisément, les premières notes d’un taulier du Weather.

Deux salles, deux ambiances. Plus nécessaire de le présenter, Laurent Garnier a été à la hauteur de nos attentes, comme à son habitude. Pendant près de quatre heures, de ses classiques tels que Crispy Bacon à ses nouveautés qui font de lui l’un des pionniers de la techno, Garnier a su nous faire tenir jusqu’au petit matin en maîtrisant un set éclectique dont il a le secret.

Les lumières s’éteignent, fin de la fête. Les teufeurs se divisent en deux teams ; d’un côté les faiblards comme nous qui reprenons la direction du métro ligne 7 (beaucoup moins folle qu’il y a quelques heures) se confondant aux travailleurs frais du matin, et de l’autre côté les infatigables qui se dirigent d’un bon rythme vers la Concrete pour un dimanche closing en douceur.

The following two tabs change content below.

Manon Beurlion

Derniers articles parManon Beurlion (voir tous)

Commentaires

commentaires

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire