Interview – Céladopole : à l’avant garde de la fête parisienne

Avant leur marathon festif de ce week-end – all night long à l’OPA samedi et bouquet final au Panic Room dimanche – on a été posé quelques questions à Martin, l’un des trois fondateurs de Céladopole, le collectif aux ambitions multiples : organisateurs d’événements avec leurs soirées Symétries ou leur résidence au Batofar, promoteurs d’artistes avec entre autres CEY, Swann & Moriarty ou Omnès, label avec la sortie en février de Quai de la Gare le premier EP de Swann & Moriarty … Rencontre.

Quelle est la genèse du projet Céladopole ?

Ça a commencé en mai 2013. À l’époque on était trois DJs et un graphiste. L’idée de départ c’était de monter un collectif soudé avec des gens d’univers différents.  On a eu une phase où on organisait pas mal de rendez-vous collégiaux, les fameuses « Sunday », pour mettre en relation des gens qui avaient des projets artistiques. En parallèle on organisait des soirées où on essayait toujours de proposer des choses différentes, du mapping, du Vjing, et plus récemment de la scénographie.

Depuis, on a trouvé notre identité et notre marque de fabrique. On s’est fait surnommer « le collectif au caddie » récemment, ça nous a bien fait rire.

Tu peux me présenter l’équipe derrière le projet ?

Une grande famille qui s’est développée en deux ans ! On retrouve les trois fondateurs dont je fais partie, qui se partagent l’organisation, l’administration, et la direction artistique. Ensuite on travaille régulièrement avec une quinzaine de personnes, dont des graphistes, scénographes, responsables de communication, photographes, ingés-son, vidéastes, scénographes, architectes-dessinateurs, etc. 

Parmi nos résidents on compte cinq DJs et un groupe. Et c’est sans compter tous les bénévoles qui viennent travailler avec nous sur chaque event, notamment les open air, et les adhérents de l’association.

Je sais que vous avez la volonté de pousser l’expérience au-delà de la musique et des fêtes “classiques” tu peux m’en dire plus ?

C’était vraiment notre volonté de base de proposer une sorte d’alternative aux soirées « classiques ». On a commencé par booker des VJs à nos soirées, avons fait quelques essais de mapping, et des soirées un peu inhabituelles comme les Symétries ou les fêtes dans des loft, avant qu’on organise notre premier open air. Depuis janvier dernier, avec la résidence qu’on a démarrée sur la terrasse du Batofar, on met un point d’honneur à réaliser des scénos dans nos soirées, et intégrer de nouveaux talents dans l’équipe.

Pour les open air qu’on prévoit cet été, on va pousser la machine encore plus loin et proposer beaucoup plus de choses délirantes. Mais je peux pas en dire plus !

Vous êtes récemment passé du statut de collectif à celui de label en sortant l’album de Swann & Moriarty “Quai de la Gare”. On doit s’attendre à d’autres releases dans les mois qui viennent ? Toujours dans la même veine ?

Avec cet album, on a voulu cultiver un aspect authentique. Le disque est vendu en édition limitée, numérotée, et l’artwork de chaque disque est différent, ce qui rend chaque exemplaire unique. C’est ce côté singulier qu’on perdrait si on se forçait à suivre une cadence de releases en digital, comme font beaucoup de label. On prévoit d’autres sorties, c’est sûr, mais plutôt dans le même esprit.

Entre les Sundays, les Symétries, les open air ou votre résidence au Batofar vous avez déjà accumulé une belle expérience dans l’organisation d’événements. C’était laquelle la plus belle fête ? 

Notre open air dans les Jardins de Reuilly c’était un moment assez magique, entre les gens qui jouaient au volley au soleil, ceux qui faisaient un twister, et sans parler de la poignée de main avec la maire du 12ème …

Mais je pourrais tout aussi bien citer la 2ème Symétrie avec notre caddie-soundsystem équipé de tubes fluos et de fusées éclairantes suivi d’un cortège de 150 personnes, ou encore notre release party où on ne pouvait tout simplement plus circuler.

Un label ou un collectif français ou d’ailleurs qui vous inspire particulièrement dans sa démarche et sa façon de voir les choses ?

Chez les collectifs français, j’ai personnellement beaucoup aimé le côté délirant des évènements de la Mamie’s, surtout le premier été où ils faisaient la ferme du bonheur. Je me rappelle encore de cette ballade dans Nanterre avec un troupeau de mouton guidé par une fanfare…

Le week-end s’annonce chargé pour vous : OPA samedi soir, Panic Room dimanche. A quoi doit-on s’attendre ?

Je pense qu’on peut se préparer à un week end taillé sur mesure pour les fêtards ! On commence par une soirée techno assez brutale le samedi avec notre première édition des soirées Agregat, et on continue le lendemain avec une soirée house groovy en famille sous le light ceiling du Panic Room. Un beau week end prolongé, quoi.

Crédit photos : Blanche Clément. Vous pourrez retrouver toute l’équipe Céladopole à l’OPA ce samedi puis au Panic Room pour une soirée organisée par votre blog préféré dimanche. Grand week-end en perspective.

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