Review – The Riot Club

Remarqué au Festival du film britannique de Dinard où il était présenté en compétition, The Riot Club serait librement inspiré du Bullington Club dont le premier ministre britannique David Cameron faisait partie. Présentation et critique.

Pourquoi ne pas vous changer des blockbusters et autres sagas fantastiques des fêtes de Noël et aller voir un film indépendant ?

The Riot Club est un film britannique réalisé par Lone Sherfig (Un Jour, Une Éducation) tiré d’une pièce de théâtre à succès intitulée Posh  écrite par Laura Wade qui signe aussi l’adaptation.

Le film suit deux jeunes anglais, Miles Richards (Max Irons) et Alistair Ryle (Sam Clafin) issus de la haute société qui entament leur première année à la prestigieuse université d’Oxford. Cette dernière est également connue pour son club très sélect : Le Riot Club. Les deux jeunes garçons se voient bien sûr proposer d’y entrer et seront même prêts à tout pour le faire…

The Riot Club n’a rien d’original au premier abord, ce petit côté société secrète nous rappelle le film The Skulls, mais la comparaison s’arrête là, et on reste très loin du mauvais téléfilm.

Le film s’apparente plutôt à la société que dépeint l’auteur américain Bret Easton Ellis dans ses romans, comme dans les Lois de l’Attraction ou encore Moins que Zéro, on y suit la débauche et la déchéance d’une jeunesse dorée et promise à un grand avenir.

La devise du club parle d’elle-même « do nothing without joy and everything to excess » (Ne faites rien sans y prendre plaisir et faites tout dans l’excès).

C’est ainsi que, quoi qu’ils fassent, qu’ils s’en donnent la peine ou non, ces jeunes étudiants sont presque condamnés à réussir socialement. Sous prétexte qu’ils sont bien nés et célèbres, ils se croient tout permis et on assiste ici à une critique de leur condition. L’un des personnages principaux Alistair, se lance même dans un monologue narrant combien leur vie est passionnante, jalousée et combien tout le monde rêverait d’être comme eux.

Leurs paroles, leurs hobbies, la manière dont ils vivent, tout est démesuré et le spectateur assiste impuissant à leur carnage. Une bande d’étudiants ingrats et condescendants qui ne trouvent rien d’autre à faire pour s’amuser que saccager pubs sur pubs. Tout est ainsi fait pour les détester.

Le film reste certes assez prévisible dans toute sa longueur, aucun twist, rien qu’on pourrait ne pas attendre, cependant il n’en reste pas moins un bon divertissement et on vous le recommande fortement.

On peut également saluer la performance d’acteurs britanniques montants et talentueux tels que Natalie Dormer (The Tudors, Game Of Thrones), Sam Clafin (Hunger Games), Olly Alexander (God Help The Girl, chanteur des Years & Years), Jessica Brown Findlay (Downton Abbey) ou encore Holliday Grainger (The Borgias).

Le film sort dans les salles françaises le 31 décembre et voici sa bande-annonce !

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Passionnée de cinéma (très éclectique, tant que c'est en VO) et de musique. Je suis également une grande sérievore (j'ai arrêté de compter) et adore la littérature anglo-saxonne.

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